Euroleague 2005-2006 : La finale du Final Four. CSKA champion 2006, Papaloukas MVP du Final Four !

Publié le par Zoldickun

C'est la fin de la saison 2006 de l'Euroligue ! Il ne me reste plus qu'à parler du plus important des matches, la finale opposant le CSKA Moscou au Maccabi Tel Aviv.
Pour ce faire, même si c'est un article un peu plus particulier, je vais reprendre la présentation que j'ai utilisée tout au long de la saison !




CSKA Moscou - Maccabi Tel Aviv : 73 - 69

Retour sur les forces en présence pour commencer :
D'un côté le double champion du Maccabi Tel Aviv. Un Maccabi peut-être moins dominant que la saison passée, départ de Sarunas Jasikevicius oblige, et un Maccabi qui n'a pas forcément impressionné durant toute la durée de la compétition mais un Maccabi qui a su répondre présent au bon moment pour se retrouver une nouvelle fois en finale. Une seule issue possible pour les Israëliens : Un triplé historique pour rejoindre la mythique équipe de Split (Championne en 1989, 1990 et 1991).
De l'autre côté, un club puissant financièrement (j'ai décidé dans cet article de ne pas me questionner sur la provenance de l'argent russe, pas envie d'avoir des problèmes avec la mafia moi :p) qui accède enfin à la finale après trois échecs consécutifs en demi-finale et qui espère se saisir d'un titre que le club n'a pas revu depuis plus de 35 ans.
Une finale logique, une finale attendue, une finale à priori très équilibrée et indécise.

Le Maccabi a mis la pression d'entrée, marquant le premier panier et obligeant ensuite par sa défense le CSKA à prendre des shoots difficiles, qui ne rentraient pas. Suite à un 0-7, Ettore Messina (l'entraîneur moscovite) fut obligé de demander un temps mort pour reprendre la situation en main. Et comme s'il suffisait de demander pour que tout tourne en faveur du coach italien, le CSKA finit par égaliser à 7-7. Les choses se sont ensuite enchaîné de façon très serrée sur toute la fin de ce premier quart-temps : 7-11, puis 12-11, puis 14-14 et enfin 18-18 à la fin des dix premières minutes.
Le second quart-temps commença de la même façon (20-22, 25-25 à la 14ème minute) offrant aux spectateurs un spectacle vraiment remarquable et un match on ne peut plus disputé. C'est alors que Moscou  prit son premier envol du match, commençant par enchaîner 5 points pour mener 30-25 et poursuivant son effort pour infliger un 13-0 au Maccabi Tel Aviv. Le Maccabi réussit à revenir à 35-30 à la mi-temps mais les double champions en titre souffraient énormément (9 balles perdues déjà et 10/28 aux tirs).
La reprise à la mi-temps n'était pas de bonne augure avec deux balles perdues d'entrée (et des paniers moscovites en punition à chaque fois) pour le Maccabi qui semblait craquer sous la pression. 42-31 pour Moscou à ce moment là, mais comme dirait Rudy T., il ne faut pas sous-estimer le cœur d'un champion. Le score évolua ainsi petit à petit en faveur du Maccabi, 44-39, 46-42, 49-46 puis 49-48 à la fin du troisième quart-temps. Tout était à refaire pour le CSKA et Tel Aviv y croyait à nouveau.
Un début de  finale passionnant et le quatrième quart-temps allait faire monter le niveau de cet affrontement encore un cran au dessus. De nouveau le CSKA qui décolle au score avec six points consécutifs pour amener le score à 55-48. Le Maccabi n'allait de nouveau pas baisser les bras et réussir à revenir à 55 partout à sept minutes de la fin de la rencontre. Les champions en titre firent même mieux que ça puisqu'ils passèrent ensuite devant à 56-58, menant ainsi au score pour la première fois de la seconde mi-temps avant de se faire finalement reprendre 62-58. À une minute de la fin, le CSKA menait 66-59 et avait prit une sérieuse option sur le titre. Ce n'était cependant pas finit et Tel Aviv grapillat son retard pour le faire fondre à deux points (71-69) à 5,8 secondes de la fin du match après un trois points de Arnold. Mais finalement, Trajan Langdon convertit deux lancers-francs à la fin du match alors que la tentative désespérée d'interception de Solomon se transformat en faute donnant deux lancers à Moscou.
Score final 73-69 ! Très belle victoire de Moscou, mais surtout un très beau match, à mettre sous les yeux de tous les accrocs à la NBA dénigrant le basket européen.

(Vous pouvez d'ailleurs le télécharger avec bittorrent en cliquant ici, mais faut faire vite car il n'y aura pas des sources ad eternam)


Niveau statistiques, Anthony Parker, élu la veille MVP européen (article à venir d'ici demain), ne s'est pas montré à son avantage (10 points et 5 rebonds, mais 3 balles perdues et seulement 9 de ranking au final [son moins bon match de la saison]). Nikola Vujcic  dont j'ai déjà souligné l'irrégularité  (et le grand talent, faut le reconnaître aussi) n'a pas non plus justifié sa présence dans la All Euroleague First Team sur cette finale avec 1/6 aux tirs, 4 balles perdues et un très faible 5 de
ranking.
Heureusement que Baston (6 pts à 1/7 mais 15 rbds et 2 ctrs), Arnold (14 pts, 4 rbds) et surtout Solomon (20 points, la plupart à des moments cruciaux) étaient présents pour entretenir l'espoir des fans et assurer un beau spectacle aux spectateurs.
En face, on notera le très bon match de Vanterpool qui a apporté encore plus que sa très belle ligne de stats (16 pts, 3 rbds, 4 pd, 3 int) ne le montre, les bonnes prestations de Savrasenko (10 pts à 100%, 4 rbds, 3 ctrs) et Matjaz Smodis (10 pts, 8 rbds) et le match incroyable de Papaloukas (j'en reparle en dessous) qui est décidément toujours là au bon moment (pas envie de reparler de la défaite de la France contre la Grèce au dernier Euro, mais il est l'artisant principal, avec Diamantidis et le coach Yannoulis du titre des Grecs et là du titre du CSKA:p).










Reparlons donc de ce brave Theodoros Papaloukas qui avait privé la France d'une finale (et d'un éventuel titre) à l'Eurobasket 2005 alors qu'on pensait le match plié et acquis à la France dans les dernières secondes.
Je rappelle, pour commencer, que ce type n'est que sixième homme, autant avec la Grèce qu'avec le CSKA Moscou. Le meilleur sixième homme d'Europe, le meilleur sixième homme du monde même. Et sans doute bien plus que ça...
Ce n'est pas étonnant qu'il ait été retenu dans la All Euroleague Team car son rôle dépasse de beaucoup celui de simple sixième homme. Le public moscovite (et les dirigeants ausis d'ailleurs) est assez exigeant avec ses troupes et ce n'est pas non plus étonnant si Papaloukas est le chouchou là-bas. Il est l'âme du club, celui qui le porte et il a joué son rôle dans cette finale (18 pts, 7 pd, 2 int) et également dans la demi-finale face au Barça (19 pts, 4 int).
Vous me connaissez un peu si vous lisez mes articles et vous savez que je n'aime pas réduire une équipe à un joueur mais sans négliger l'importance de Langdon, Holden, Vanterpool, Smodis ou autres Savrasenko dans la conquête de ce titre, le CSKA doit vraiment énormément à son
sixième homme : 18,5 points avec un incroyable 76,9% de réussite à deux points (et 40% à trois points), 4,5 passes décisives, 3 interceptions, de la défense, du clutch... Telles sont les statistiques et l'impact du Grec sur ce Final Four 2006. Un ensemble qui lui vaut un titre très convoité (et bien mérité) de MVP du Final Four.




Voilà ! Ainsi se termine l'Euroligue 2006 ! Pas encore totalement pour zoldi.org, puisque qu'il faudra que je parle de la All Euroleague Team (et du MVP) et que  je parlerai sans doute aussi du Rising Star glâné par Bargnani et que je ferai ptet un petit retour sur les stattistiques, mais c'est fini en ce qui concerne le déroulement de la compétition.

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la basketteuse du 78 03/05/2006 23:31

Slt!j'ai vu la finale, il y eu qques belles actions!Moscou a mérité sa victoire, d'autant plus que ça faisait longtemps qu'il l'attendais...toutefois c'était une finale assez défensive!dommage pour nos yeux quand on sait que sur le terrain il y avait Anthony Parker..mais Smodis nous a offert de jolis contres et les 2 équipes se sont battus!c'était excellent..mais encore une fois on ne voit pas qui peut rivaliser avec ces 2 équipes.. :(  c'est pas à pau qu'on me contredira :(   ni à paris(ma région!!)

Zoldickun 04/05/2006 00:45

Pour tout t'avouer moi j'apprécie énormément les matches défensifs, parfois même plus que des matches où ça dunke de partout. Surtout que niveau spectacle le match avait quand même le mérite d'être disputé du début à la fin et c'est quand même un bon point ça :)Après ta raison pour dire que ces équipes sont un peu au dessus du lot mais bon, le Barça et Vitoria ne sont pas très loin, tout comme le Panathinaikos ou même Malaga, le Real voir le Zalgiris aussi.Le niveau de la première phase et du top 16 a quand même été très dense, et les quarts de finale plutôt équilibrés dans l'ensemble. Alors après le Final Four ça se joue sur des victoires sèches. Là, on retrouve les deux meilleures équipes du continent au bout, mais il y aurait très bien pu y avoir des surprises.J'espère qu'une équipe française réussira à se qualifier pourle top 16 l'an prochain. Par contre le PBR... xD Ils font une bonne saison sur le terrain n'empêche les parisiens vu les problèmes financiers et tout le tralala. C'est au niveau gestion que ça pêche.