Mondial 2006 : Pau Gasol élu MVP de la compétition ; Anthony, Gargajosa, Ginobili et Papaloukas le rejoignent dans le meilleur cinq du tournoi.

Publié le par Zoldickun

Je n'ai toujours pas fini de parler des championnats du Monde 2006 !
La compétition est bel et bien terminée avec cette magnifique victoire espagnole mais parlons un peu du bilan individuel de certains joueurs maintenant avec, pour commencer, la composition du meilleur cinq de ce Mondial 2006.
Pour retrouver cet article et tous les autres, je vous donne rendez-vous sur l'article de présentation.








La palme d'honneur (le titre de MVP plutôt) revient, sans grande surprise, à l'Espagnol Pau Gasol qui, avant de se blesser en fin de match en demi-finale (et d'être donc privé de finale) affichait des stats époustouflantes de 21,3 points (troisième meilleur marqueur) à 63,1%, 9,4 rebonds (deuxième meilleur rebondeur) et 2,4 contres (deuxième meilleur contreur) en seulement 27 minutes de temps de jeu moyen.
Sur les huit matches qu'il a disputé, l'équipe d'Espagne n'en a perdu aucun et est arrivé très facilement jusqu'en demi-finale avant d'éliminer les vice-champions du monde et champions olympique argentins.
Alors certes l'Espagne n'est pas l'équipe d'un seul homme. Les Espagnols avaient été quatrièmes à l'Euro 2005 sans Gasol et ils ont atomisé la Grèce en finale sans leur star internationale (et encore, ses encouragements depuis le banc, et l'envie qu'ont eu ses coéquipiers de lui offrir le titre en compensation de sa blessure sont des choses qui ont beaucoup pesées sur le résultat de la rencontre) mais aucun autre joueur dans ce tournoi n'a eu autant d'impact que le grand Pau.





Les quatres joueurs qui l'accompagnent dans la composition du meilleur cinq du tournoi sont son coéquipier Jorge Garbajosa, l'Américain Carmelo Anthony, l'Argentin Manu Ginobili et le Grec Theodoros Papaloukas.

Garbajosa (12,7 points, 5,3 rebonds) a des stats plutôt moyennes comparées par exemple à celles de l'Allemand Dirk Nowitzki (23,2 points et 9,2 rebonds) ou même de l'Argentin Luis Scola (14,3 points à 53,6% et 7 rebonds en 25 minutes) mais voilà... l'Espagne est championne du monde et finit la compétition sans aucune défaite.
De plus le futur joueur des Toronto Raptors a été présent quand il fallait : Assez moyen au cours de la prmeière phase alors que son équipe se balladait, il eu ensuite de gros problèmes aux shoots (0/13) en huitièmes et en quarts avant de se ressaisir au meilleur moment. 19 points et 4 rebonds contre l'Argentine en demi-finale puis 20 points (avec 6/11 à trois points), 10 rebonds, 4 passes et 3 interceptions (MVP de la finale) pour prendre le relais d'un Gasol blessé et assurer la victoire à son équipe en finale.

Carmelo Anthony, bien que souvent décalé au poste 4, a vraiment impressionné les observateurs internationaux au cours de ce mondial qu'il finit avec 19,9 points (dont 22/50 à trois points) et 3,7 rebonds. Il a souvent été le pion essentiel pour le Team USA quand ça devenait difficile de trouver le chemin du panier.

Théodoros Papaloukas a de nouveau prouvé qu'il était bien plus que le meilleur sixième homme du monde. Il est sans doute l'un des joueurs les plus décisifs du monde et se transcende toujours dans les matches à gros enjeu. Et dans le contexte du jeu FIBA, il est peut-être l'un des deux ou trois meilleurs meneurs du monde. Ça ne se voit pas forcément dans ses stats (9,3 points, 3,0 rebonds et 4,0 passes décisives) mais c'est un joueur d'équipe parfait, extrêmement complet et fort bon défenseur. De toute façon, s'il gagne quasiment tout ces dernières années [champion d'europe des nations (2005), vainqueur de l'Euroleague (2006 avec le CSKA moscou ; élu MVP du Final Four) et
vice-champion du Monde (2006)], il y a forcément une raison.

Manu Ginobili a sans doute déçu pas mal de monde sur la fin du Mondial, tant on attendait de lui qu'il porte un peu plus son équipe dans les derniers matches (défaite face à l'Espagne en demi, puis défaite face aux USA dans le match pour la troisième place) mais n'oublions pas qu'il sort d'une saison éprouvante, gâchée par le spépins physiques. Et malgré cela, il fut remarquable lors de la première phase et finit quand même ces championnats du monde sur de jolies statistiques : 15,1 points, 2,8 rebonds et 2,3 passes.






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