Mots idéalement idéalisés ? Idées identitaires idiotes...

Publié le par Nicolas D. Zoldickun

Je ne sais pas où publier ce texte. Je vais éviter de le mettre dans Poésie quand même. Alors je vais le mettre dans cette catégorie qui sert un peu à rien et qui est un peu trop vague. Bref... peu importe l'endroit de toute façon, surtout que ça ne devrait pas recevoir beaucoup d'échos.



Ils sont nombreux là à attendre. Je ne sais pas vraiment d'où ils viennent. Ni trop ce qu'ils font là.
Sont-ils nécessaires ? Leur compréhension sans doute, eux ne sont qu'objets abstraits, apparences invisibles ou instruments inutilisables brutalement.
Mélangés dans ma tête, ils se mêlent les uns aux autres. Ils s'assemblent : composition, décomposition...
Ils s'amusent peut-être. Moi non !
Mélange non soluble, émulsion instable... Ils sont différents et chacun doit avoir un rôle propre, sa raison d'être ou ne pas être là personnelle.
Ils sont différents mais ce sont tous les mêmes. Ce ne sont pas vraiment pour moi des amis, pas des opposants non plus. Des(mes) ennemis alliés en quelque sorte...
On pourrait les appeler "mots" si vraiment un nom devait leur être donné. Ou idée(s) plutôt. Toujours est-il que tout ça ne restera que vocabulaire. Leur non existence va au delà de l'existence des termes imposés par un ou deux dictionnaires.
Peu importe comment vos esprits cartésiens voudraient les nommer. Le mot que vous emploierez pour ces mots ne vous aidera certainement pas à comprendre les maux qu'ils représentent en moi.

Peu importe qui ils sont ou ne sont pas puisqu'en plus ils ne sont peut être pas. Et s'ils sont comment savoir ce qu'il veulent ? C'est plus simple que de connaître leur motivation au cas où ils n'existeraient pas, certes. Enfin ça revient au même. Peut-être qu'ils existent et ne veulent pas exister ou peut-être qu'ils n'existent pas et veulent exister après tout.

J'en vois certains qui ne comprennent pas ce qui précède.
Comment quelque chose qui n'existe pas pourrait vouloir quelque chose ? Donc forcément qu'ils existent ou alors ils ne veulent rien, d'ailleurs ils "n'ils" même pas dans ce cas.
Soit... C'est une façon de (ne pas) voir les choses. Je ne vois vraiment pas pourquoi l'existence devrait précéder toute volonté. Quoi qu'il en soit, arrêtez de m'importuner avec vos réflexions acadabrantesques ! Vous coupez court à mon non argumentation illogique.

Ça revient au même disais-je car en l'occurence leur non existence prouvée serait aussi dérangeante que leur existence inexplicable et ceci impliquerait (par rotation symétriquement translative) cela.

Que veulent-ils ? Disparaître en s'exprimant sûrement... Vivre leur abstraction à fond en somme. Et c'est tout naturel, je ferai de même à leur place.
Mais ça bloque... Et c'est là qu'est tout le problème. Ça vient de moi, ou d'eux, ou de nous. Ça je ne sais malheureusment pas. Et par conséquent je ne sais aucunement ce qui se passerait si d'aventures ça arrivait.
Utile ou inutile ? C'est à voir. Je ne vous referai pas un coup du genre réfléchir à leur utilité inutile ou me demander à quel point ils sont inutilement utiles. Ils ne méritent pas ça. Je vous l'ai affirmé, ce ne sont pas des ennemis ; je ne crois pas. Je les vois comme des amis s'opposant à moi. Ils veulent m'aider et m'oppressent.


Le mieux serait sans doute que je les libère en espérant que leur fuite ne soit pas rétroactive. Mais comment libérer quelque chose qui refuse de sortir ? Relire la première ligne, encore et toujours...




Ce n'est pas du tout ça que je voulais écrire quand j'ai commencé à prendre une feuille de papier pour écrire le début du premier paragraphe, ni le résultat que j'aurais pu escompter quand j'ai recopié le premier paragraphe ici et laissé libre court au reste mais bon... pour une fois que le vrai moi se laisse ici aller, je m'autofélicite ou plutôt congratule l'initiative qu'a prise ma pensée. Et puis bon... musique, basket, japonais, banalité ! Moui... vous êtes en train de lire le Journal du Fou réfléchi (merci à bout ras mèche) après tout.



Edit du 22/03/07 : je viens de créer une catégorie pour mes écrits divers (ça ne veut rien dire vu comme ça) alors j'y transfère ce texte.

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bunny62 19/12/2006 21:05

Un nouveau genre de personnages
des(mes)ennemis alliés  :?
tellement drôle que je me pose des questions sur ce nouveau type d'amis ou d'ennemis ?
Je n'ai pas répondu sur les questions de basket parceque je n'y connais rien
Par contre certains chapitre sur une certaine philosophie sont fort intéressants

Zoldickun 19/12/2006 22:24

Ouais "ennemis alliés" et j'écris aussi "amis s'opposant à moi". À priori on pourrait croire que ça ne veut rien dire mais c'est justement le côté contradictoire des mots qui pour moi donnent le sens que je veux qu'ils aient.Sinon pour le basket ça ne m'étonne pas, ce n'est pas ma catégorie la plus populaire ^^ Et merci pour le reste.

Hanaé 24/11/2006 09:58

"Je n'ai pas dit que ce qu'elle écrivait sur Platon était inintéressant, j'ai dit que je ne voyais pas le rapport. Tu le vois le rapport toi ?"Les points où l'analyse de la demoiselle Elisabeth ne paraît pas im-pertinente sont - d'une part, la description de "quelque chose", disons d'idées, qui auraient une existence propre, bien que n'étant strictement présentes que dans ta tête,- d'autre part, le sentiment que ce quelque chose reste profondément inconnaissable et inneffable malgré les tentatives de l'esprit (considéré alors comme distinct de ces "idées") pour l'appréhender ;- pour finir, ces "idées", bien que décrites dans ton texte comme étant de nature profondément différente de ton humanité, te parviennent cependant de manière aléatoire et maladroite ("Ils veulent m'aider et m'oppressent.").En ce sens, ta conception de ce "quelque chose" me semble effectivement très approchante de certaines notions platoniciennes, même si tu n'en tirerais pas forcémet les mêmes conclusions (et là encore l'influence de la culture occidentale et de la compréhension cartésienne du monde jouera certainement son rôle), et ce, complètement indépendamment de l'appelation d' "idée" ou de "zorglb" que tu leur donneras ;). Ce pourrait même être des sentiments, des passions, après tout.De fait, presque tout le monde a l'impression a un moment ou un autre de subir ses pensées, qu'elles ont une vie propre, et j'ai tendance à penser que c'est pour ça que l'interprétation platonicienne se retrouve dans quantité d'ouvrages, voire même peut-être dans Pomme d'api ;) Enfin, cela, j'y connais pas grand chose, donc c'est peut-être très bête comme interprétation de sont succès. Par contre, ce qui est sûr, c'est que culturellement, Platon a été LA référence pour tous les penseurs occidentaux pendant longtemps, tout ce qui a été écrit l'a été pour s'en appuyer ou s'en distinguer mais toujours par rapport à lui, et par voie de conséquence, même les courants de pensées actuels (occidentas, toujours) sont influencés a minima par sa façon de poser les problématiques. Je pense qu'à partir du moment où tu n'as pas vécu dans une caverne (ha ha. hum... bref.), il est vain de prétendre n'avoir pas pû être influencé par Platon (il y en a bien qui font de la prose sans le savoir). Et ce, d'autant plus que le texte est un premier jet, dans lequel tu n'as justement pas chercher à déterminer les influences. (DU coup, je ne suis pas forcément d'accord avec ça : "Mais après si je dis que je trouve que ça n'a rien à voir, bah faut être prêt à l'accepter au lieu de s'obstiner, non ? ", tu l'auras deviné ;), même si on a tous bien compris que tu ne t'es pas levé un matin en te disant "tiens, je vas écrire un texte sur la théorie platonicienne des Idées" comme tu as pu le faire en fasant un texte "à la Perec".)"À part ça, être comparé à Platon est flatteur... Moui... Je ne suis ptet pas si prétentieux que ça alors finalement. Franchement, je n'ai rien d'un Platon et il n'y a aucune comparaison à faire. Les comparaisons iméritées ne servent à rien !"Je reconnais que j'y suis allé un peu fort en disant ça ;), d'ailleurs, c'est moi qui le dis, pas elle. Il est vrai que ce texte n'est en rien un texte philosophique et que même s'il était construit comme tel, je ne pense que je t'offusquerais en disant que ça ne ferait certainement pas de toi l'égal d'un penseur comme Platon :p ."je pense que ce qui est bien dans ce cas c'est de tout mélanger. C'est dans ce sens que je crois que ça n'a pas beaucoup d'intérêt que de savoir d'où ça vient. Comme je l'ai dit, on peut écrire en immitant [...] mais on peut très bien écrire sans se poser de questions aussi."Je n'adhère pas trop à la partie "ça n'a pas beaucoup d'intérêt que de savoir d'où ça vient", au contraire, même, je dirais plutôt qu'il n'y a que ça d'intéressant. Sinon, on tombe dans le "tout se vaut", qui a trop souvent cours, je trouve, sur internet... Cet article est clairement la présentation d'un texte et non "l'humeur du moment" ne serait-ce que par la distanciation induite par les petits d'introduction et de conclusion. En écriture, aucun détail n'est anodin et tout porte, sinon à interprétation, tout du moins à un certain sentiment à la lecture (accessoirement, c'est en ça à mon avis que les analyses de texte sont intéressantes : il s'agit de "désembrouiller" les sensations que l'on peut avoir à la lecture...) Un commentaire (ou une réaction,si tu préfères) portant sur "ça m'a fait penser à ...." a, à mon sens, infiniment plus d'intérêt que "j'aime, j'aime pas"(d'autant plus que ce genre de commentaires est archi-galvaudé depuis l'avènement des blogs du style : une photo + un "ça c'est machine, elle est trop cool"), parce cela porte des comparaisons sur l'appréciation et non sur la qualité de quelque chose. En clair, on pourra dire "j'aime autant lire Marie-Claire que Belle du seigneur" (comparaison typiquement fémine, désolée ;) ) et il n'y a rien à cirtiquer là-dessus, mais ce n'est pas pour autant qe la qualité des texte de Marie-Claire pourra être estimée de même valeur que celle de Cohen. C'est pourquoi ce type d'appréciation me paraît caduc. Bon, je pourrais écrire encore longtemps sur ton commentaire, mais je ne veux pas (trop ?) te (et vous si ta contradictrice lit encore cette page) saturer, donc j'arrête là pour le moment (c'est déjà immensémentlong, en fait _(o_O)_ ).PS : Oui, bien sûr, je vis vraiment à Osaka, je n'aurais pas précisé sinon, je ne suis pas DJ ;) ! (J'ai précisé parce que je suis tombé sur ton blog en cherchant un truc sur les kanjis, en fait.) C'est d'ailleurs pour ça que je ne réagis que maintenant, parce que hier, quand j'ai egagé la discussion; il était un peu 3h du matin pour moi (c'était un jour férié, je me croyais en vacances, tss, tss).

Zoldickun 24/11/2006 18:13

Subir mes pensées ? Je ne sais pas si c'est vraiment ça. Enfin si. Totalement oui car je préfèrerai qu'elles ne soient pas là sans doute. Mais je ne sais pas si c'est ça qui me dérange. Je pense que le souci vient plus de leur nature que de leur existence à vrai dire.Et oui c'est très intéressant ça car c'est ça qui m'a poussé à écrire le texte je crois, enfin au départ. Cependant après il a pris une tournure qui l'a rendu très distance de tout ça. Ça a pris une direction totalement différente, pas la direction inverse ni rien hein, une direction qui ne se situe pas dans la même dimension. Quelque chose de complètement autre en fait.Le truc c'est que peut-être que ce que je voulais faire aurait pu se rapprocher de ce dont tu parles, de ce dont Elisabeth parle dès son prmeier commentaire en fait, mais... enfin ça on peut le dire du début du texte alors, je veux bien le concevoir mais dans la suite il n'y a rien de tout ça. Enfin je ne trouve pas en tout cas. C'est ptet pour ça que je me suis braqué aussi. Dans un sens ce texte est un échec. Je coris que j'aime ce qu'il est devenu et donc je ne suis même pas en train de dire que j'ia tout raté, que ça n'a aucun sens et tout. Mais il n'est pas du tout ce que j'aurais pu vouloir obtenir au moment où j'ai écrit les premiers mots et donc peut-être que ça me gêne de revenir sur l'idée de départ.Enfin bref... (je ne vais pas être très bavard aujourd'hui et ne pas revenir sur tout). Je suis d'accord sur les "j'aime, j'aime pas" d'ailleurs je l'ai précisé déjà. Ça ne m'intéresse pas spécialement qu'on me dise j'aime ou j'aime pas. Ça peut me faire plaisir qu'on me dise qu'on trouve ça bien quand je pense le commentaire sincère, évidemment, mais ça n'apporte rien, c'est sûr. Cependant je pense toujours ce que j'ai écrit sur l'intérêt de connaître les influences. Pour moi le seul intérêt que ça apporte qu'un "artiste" (que l'on apprécie) cite ses influences, c'est de découvrir des "artistes" que l'on ne connaissait pas et qui ont de fortes chances de nous plaire. Et je ne peux pas penser que si l'on s'en détache alors on tombe dans le "tout se vaut". On n'a pas besoin de connaître tous les détails concernant l'écriture d'un texte pour pouvoir l'apprécier (ou le déprécier), pour pouvoir en être touché ou quoi que ce soit. Enfin je respecte votre façon de voir les choses, mais ce n'est pas la mienne en tout cas.Voilà, je vais m'arrêter là :)P.S. : Tombée ici en cherchant un truc sur les kanji ? Donc tu dois justement connaître mon attrait pour le Japon et c'est pour ça que j'ai voulu m'en assurer. Si en plus tu parles bien japonais (ne me fait pas croire que tu es Japonaise, ton niveau de français est trop bon pour que je puisse y croire :p) ça m'intéresse fortement (enfin sinon tu es la bienvenue quand même évidemment).

Hanaé (from Osaka) 23/11/2006 18:45

Bonjour, toc toc, heu on peut rentrer ... ? J'ai un peu l'impression d'être une inconnue (ce qui est vrai) qui s'immisce dans une conversion personnelle... Mais bon, le propre d'un blog, c'est de permettre les commentaires et c'est d'autant plus intéressant si les commentaires eux-mêmes suscitent l'intérêt, en plus de l'article... Je trouve qu'une question intéressante se pose à la lecture de l'ensemble de cette page : Que vise-t-on quand on publie ainsi un texte de réflexion personnelle ? Tu dis, toi, auteur "Nicolas D. Zoldickun", que ton texte te paraît "pas génial ni très profond", voire "nul", ce en quoi je me permets d'avoir un doute : ) car dans ce cas, tu l'aurais sûrement retravailler ou simplement laissé dans tes archives perso... Or, tu le portes à l'attention de tes lecteurs via ce blog. On peut alors se dire que, sans en être satisfait par sa qualité, on peut trouver intéressant un texte qu'on a produit pour voir le débat qu'il va susciter... Mais d'un autre côté, tu ne sembles pas vouloir qu'on en dise quoique ce soit (tu n'as pas envie de réfléchi à une interprétation qui ne te parle pas -c'est ton droit - mais tu n'envisages ton texte que comme "du rien", donc aucune explication ne peut convenir). Alors quel est ton but en publiant ce texte sur le net ? (Personnellement, n'ayant pas encore réussi à répondre à cette qestion, je ne propose pas de blog ou site, même si le concept m'attire énormément et m'effraie tout à la fois). Le but poursuivi est à mon avis tout à fait indissociale du texte en tant que tel, même - et surtout ! - pour un scientifique ; ) Pour finir, puisque je ne me risquerai pas à donner mon sentiment sur le texte en lui-même (pas taper ; ) ...), je dirais, sur le sujet des sources d'inspirations, que ce  n'est pas parce q'on n'a pas lu Platon ou les surréalistes ou que sais-je, que l'on ne peut pas  être influencé par eux ... Ce genre de grands courants de pensées a tellement "infusé" dans la culture occidentale que on en retrouve le reflet dans beaucoup d'autres ouvrages, y compris souvent les livres pour enfants ! Je suis d'accord avec toi, Nicolas D. Zoldickun, pour dire que les "étiquettes" n'apportent parfois (souvent) rien, mais l'influence de l'oeuvre, même non nommée, elle, reste indéniable et c'est tant mieux. Du reste, il est plutôt flatteur de se faire comparer à Platon!  Quelque chose "qui se nourrit de" n'a pas moins de valeur que quelque chose censé être nouveau... non ? Tu es scientifique, je ne t'apprendrai donc pas que les théories les plus essentielles s'appuient "sur les épaules de géants", même les plus révolutionaires (et même celle du petit père Einstein) ... Par contre, ce me semble enrichisant de chercher à déterminer quelles sont ses propres influences, même si ça fait un peu psychanalytique, comme démarche ; ) . Bonne continuation en tout cas, avec tes "utiles inutiles", si tu décides de continuer à leur prêter attention.

Zoldickun 23/11/2006 19:44

Bonsoir, bien sûr que tu peux entrer. Avant de te répondre (car je vais essayer de répondre le plus précisément possible)  il faut savoir que la personne qui a laissé le premier commentaire n'est justement pas une inconnue et que je n'aurais pas réagi de la même façon avec n'importe qui d'autre. Je l'ai d'ailleurs précisé dans ma dernière réponse (ou celle juste avant, je ne sais plus). Alors maintenant on va répondre :) Pour commencer (bon je vais essayer de faire court quand même), j'ai créé un blog surtout parce que c'était plus pratique à mettre en place que mon site web qui n'avançait pas. Ce n'est aucunement pour les commentaires. Après tout, beaucoup de commentaires n'apportent pas grand chose et les gens qui veulent vraiment prendre contact avec moi le font par mail de toute façon, donc commentaires ou non ça ne change pas grand chose. Après c'est sûr que ça fait plaisir quand ils sont gentils, que ça permet de se remettre en question quand ils sont critiques et que ça permet parfois d'apporter des compléments également. J'aime bien avoir des retours de toute façon et ne le cache pas, ce n'est cependant pas une priorité en soi (sinon je n'écrirai aucun article sur le basket par exemple). L'important c'est de le faire pour soi, sinon on va au-delà de grosses déceptions je crois. Ensuite, c'est vrai que tu ne peux pas le savoir vu que tu ne me connais pas mais si je publie ce texte ici au lieu de le ranger dans "mes archives", c'est tout simplement car il est bien mieux rangé ici... Et puis j'ai remarqué que parfois ça pouvait apporter des choses à des gens donc on ne sait jamais. Mais bon ça ne va pas plus loin que ça. Après tu parles de le retravailler mais il y a peut-être un seul truc sur lequel Elisabeth peut avoir raison dans ses commentaires c'est quand elle parle d'écriture automatique. Comme je l'ai écrit plus haut je n'aime pas que ce terme "écriture automatique" soit employé car en fait je ne conçois pas un autre type d'écriture. Que j'écrive un article, un poème, une dissertation, une lettre ou peu importe, il est très rare que je le retravaille. Corriger les fautes d'orthographe ou de frappe, à la rigueur changer un mot ou deux, mais je ne retravaille jamais rien. J'ai toujours tout fait comme ça depuis mes premières rédactions scolaires. Ça parait souvent bizarre aux gens qui me connaissent car je suis assez perfectionniste mais bon... disons que quand je retravaille un texte j'ai l'impression de le casser. Même si les modifications sont positives je n'aime pas casser et je préfère passer à autre chose. Bref... je le publie pour ne pas le perdre. Je sais que je le laisserai toujours comme tel, que je ne jetterai jamais cette "version". Après il est possible qu'un jour je reprenne les idées dedans pour récrire un autre texte ressemblant ou pour le mélanger à d'autres textes à moi. Mais ce jour-là le résultat sera autre chose, pas simplement le même texte retravaillé. Je regrette tellement d'avoir paumé tous les textes que j'ai pu écrire à l'adolescence... Je tiens aussi à préciser qu'il ne faut pas que tu te braques par rapport aux commentaires de la personne précédente. Je le redis, elle n'est pas une inconnue et je réagis avec elle autrement qu'avec n'importe qui d'autres. J'ai mes raisons pour cela et n'ai pas envie de les dévoiler ici. Disons simplement que je ne supporte pas les doubles discours et qu'en plus il y a des choses inconscientes et inoubliables qui se réveillent en moi dès qu'elle m'adresse la "parole" même gentillement. Mais je ne pense pas que ça me dérange que l'on essaie d'analyser mon texte et quand je dis qu'il n'est rien j'exagère exprès. Il vient forcément de quelque part, il n'est pas apparu dans ma tête juste en assemblant des lettres au hasard. En fait il a un sens sans en avoir, mais je n'ai pas envie d'en parler car je pense que ça va au delà de son écriture, enfin je ne sais pas comment l'expliquer et moi je n'ai pas les réponses pour l'instant en tout cas (ce qui ne veut pas dire qu'il n'en existe pas). Bref... j'ai dit que moi je n'aimais pas les analyses. Je n'ai jamais apprécié les cours de français où ont cherché à comprendre ce que Baudelaire voulait dire. Je ne comprends pas pourquoi on invente des trucs sur des allitérations supposées ou autres figures de style. Un écrivain peut mettre plein de "s" dans une phrase en le faisant exprès, pour signifier quelque chose, mais ça peut très bien être le fruit du hasard aussi. On ne peut savoir ça que si l'auteur le dit, ça ne sert à rien d'émettre des hypothèses farfelues dans tous les sens je trouve. Mais chaucn s'occupe comme il veut, c'est sûr. Pour être franc, ça ne me dérange pas que l'on essaye d'analyser mon texte. Au contraire même... Ça m'intéresse. Ça m'intrigue même. Mais après si je dis que je trouve que ça n'a rien à voir, bah faut être prêt à l'accepter au lieu de s'obstiner, non ? Je n'ai pas dit que ce qu'elle écrivait sur Platon était inintéressant, j'ai dit que je ne voyais pas le rapport. Tu le vois le rapport toi ? Peut-être que tu m'expliqueras mieux qu'elle après tout...Qu'elle essaie d'analyser, pourquoi pas... mais son analyse est vide je trouve... Au lieu de me dire "mais oui je comprends ce que tu as écrit", patati patata, qu'elle m'écrive ce qu'elle pense avoir compris... et on verra bien. Dans un sens peu importe qu'elle ait compris ou pas, chacun l'interprête comme il veut. Tu vois ça peut être une des raisons de la mise en ligne de textes comme ça. C'est comme pour mes poèmes... Les gens ne savent sans doute pas de quoi je parle, ils ne comprennent peut-être pas ce que je veux exprimer dedans MAIS ils vont l'interprêter à leur sauce, en fonction de leur vécu personnel et c'est tout aussi important ça. Le but d'un texte n'est pas forcément d'expliquer quelque chose, son rôle peut très bien être d'inviter les gens à réfléchir sur tout autre chose, sur ce qu'ils veulent. Être un genre de déclic au lieu de forcément être une finalité. À part ça, être comparé à Platon est flatteur... Moui... Je ne suis ptet pas si prétentieux que ça alors finalement. Franchement, je n'ai rien d'un Platon et il n'y a aucune comparaison à faire. Les comparaisons iméritées ne servent à rien ! Et je n'ai pas forcément dit que quelque chose "qui se nourrit de" avait moins de valeur que quelque chose de nouveau, j'ai simplement dit que ce que j'ai écrit n'avait rien à voir avec Platon :) J'ai toujours dit que musicalement j'avais piqué beaucoup d'accords à Billy Corgan,  quand j'avais écrit un ptit truc en revenant d'une expo sur Lennon et que j'avais flashé sur un texte qu'il avait écrit ado et que je m'en étais inspiré je l'ai revendiqué quand je m'amuse à des genres d'atelier d'écriture en m'inspirant de Perec je ne le cache pas non plus. Je n'ai aucun problème vis à vis de ça. Du moins jene pense pas. Je ne trouve pas mon texte spécialement original tu sais. Et s'il était plus original il n'en serait pas forcément plus intéressant... Je ne fais pas parti de ceux qui pourraient dire que l'originalité implique la qualité et je ne pense pas l'avoir laissé entendre quelque part. Et bien sûr que plein de choses ont pu m'influencer. Maintenant, je ne vais pas lancer un débat sur les "influences" (j'écrirai un truc là-dessus si ça vous dit) mais je pense que ce qui est bien dans ce cas c'est de tout mélanger. C'est dans ce sens que je crois que ça n'a pas beaucoup d'intérêt que de savoir d'où ça vient. Comme je l'ai dit, on peut écrire en immitant (enfin dans ce cas on ne fait pas comme la demoiselle intervenant au dessus et on cite de quoi on est parti, c'est la moindre des choses, sinon c'est un peu du vol...) mais on peut très bien écrire sans se poser de questions aussi. Et puis... je n'ai pas su parler français de moi-même. Or j'ai écrit ce texte en français. À partir de là... on réutilise toujours au moins ça. (ouais je sais, j'abuse un peu là mais bon, faut bien que je la finisse un jour cette réponse :p) Voilà... je vais finir avec ta comparaison avec les scientifiques. Actuellement je m'intéresse beaucoup à Sôseki. Quand il est parti en Angleterre pour étudier la littérature anglophone, son but était quelque part de faire une grande analyse pour savoir d'où tout venait (bon je ne vais pas me lancer dans une grande analse à mon tour, c'est juste une parenthèse). Finalement il a quand même écrit sa "Théorie de la littérature", mais il a été très déçu... La littérature n'est pas une science :) Et puis sans doute que ça peut-être enrichissant de savoir ce qui nous influence et parfois j'en sens des influences mais bon... il y a tellement de choses... Et dans un sens, pourquoi considérer Baudelaire comme une plus grande influence que Pomme d'Api ? C'est très complexe tout ça en plus car on peut adorer un auteur sans du tout être influencé par lui tout comme on peut ne pas en aimerun qui va nous influencer très fortement inconsciemment. P.S. : Tu vis vraiment à 大阪市?

Elisabeth 23/11/2006 17:53

Mais bordel de merde, ca a un lien !C'est pas parce que tu connaissais pas en ecrivant que y a aucun lien avec PLaton.Pfffffffffff* saturation *

Zoldickun 23/11/2006 17:56

Lequel ? Qu'as-tu compris de mon texte ? Comment l'interprètes-tu ?

Elisabeth 23/11/2006 17:42

D'ailleurs, je pourrais dire la mêm chose de toi, tu ne cherches pas à comprendre ce que j'écris alors que moi si.Nouveau poème d'ailleurs si ca t'interesse

Zoldickun 23/11/2006 17:52

Parce que tu crois que je vais retourner sur ton blog ? C'est bon j'ai donné...Et j'essayais de comprendre ce que tu disais et de comprendre pourquoi mon texte t'as fait penser à ça au delà de l'utilisation des termes "mots" et "idées" dans le titre. Mais tu n'as pas répondu aux questions...