La petite fille a raison et moi je refuse ce qu'il ne faut pas.

Publié le par Zoldickun

Ça m'a fait bizarre lorsqu'elle m'a dit ça la petite fille. Ouais, je me suis demandé ce qu'il se passait d'ailleurs quand elle a déclaré "C'est pas comme ça que tu vas te trouver poussin".
On parlait d'écriture elle et moi et je lui ai fait lire ma "divagation" datant d'il y a six semaines : Mots idéalement idéalisés ? Idées identitaires idiotes.... Après avoir lu elle m'a demandé si je me cherchais, ce à quoi j'ai logiquement (étant donné mon état d'esprit actuel) répondu "Énormément, oui."
C'est là qu'elle me l'a balancé son "C'est pas comme ça que tu vas te trouver poussin", me parlant de philosophie très vague risquant de m'entrainer dans je ne sais quel tourbillon.

Ce qui est bizarre dans tout ca, c'est surtout qu'à l'époque où j'ai écrit le texte je n'étais pas du tout dans le même état d'esprit. Cependant sa phrase, là, elle est tellement d'actualité. Et l'entendre, elle, me le dire comme ça, sans même réfléchir, tel un automatisme évident de son esprit, bah... ça m'a fait un genre de choc. Un choc que j'ai ressenti directement mais sur lequel je m'attarde de plus en plus. Car c'était le week-end dernier ça, et au moment où j'écris c'est encore assez présent.
Ce n'est pas tant ce qu'elle m'a dit qui me fait cet effet, ni même vraiment la façon dont elle l'a dit, c'est surtout parce que c'est elle. Elle, c'est à dire la petite fille... Comme si elle allait se mettre à me conseiller. Comme si ses propos allaient être justes. Comme si ses choix allaient se montrer judicieux. Comme si les rôles venaient de s'inverser. Inversement des rôles en une seule phrase. Un brusque renversement tout simplement contenu dans une phrase courte telle que "C'est pas comme ça que tu vas te trouver poussin".


Et le pire dans tout ça ce n'est pas qu'elle puisse avoir raison. Tant mieux si elle mûrit après tout, je ne peux que m'en réjouir même si ça n'aura plus jamais vraiment d'impact sur moi désormais.
Le pire dans tout ça, ce n'est pas de réaliser que les rôles commencent à s'équilibrer. Tant mieux également... Elle n'était pas faite pour être une petite fille dans ma vie après tout.
Le pire dans tout ça, c'est que je ne peux rien faire pour changer ça. La petite fille a raison, tout le monde a raison sur ça et moi-même je pense savoir ce qui est à faire. Mais je ne peux pas le mettre en application...

Pourquoi donc, lorsque je suis perdu, faut-il que je fasse en sorte de me perdre encore plus ? Je me pose tellement de questions... Et ce n'est pas comme si je ne trouvais jamais les réponses. C'est beaucoup plus surréaliste que ça parfois. Et puis je sais que parfois il n'y a aucune bonne réponse de toute façon. Je sais que souvent il n'y a ni bon choix ni mauvais choix. Je sais aussi que parfois il n'y a que des mauvais choix et qu'il est impossible de mesurer leur poid.
Et tout ça a tellement peu d'importance... Car quand, rarement, je suis certain de connaître la bonne chose à faire, eh bien... je ne la fais pas.

Je ne sais pas d'où ça vient. Je ne sais pas si c'est plus fort que moi. Je ne sais pas ce qui contrôle tout ça. Je me persécute le cerveau pour rien. Pas en vain, mais en rien. C'est la pire situation envisageable je crois.

Et j'ai beau me forcer à douter (oui ça parait fou de faire ça), me dire que je cherche à repartir à zéro, me dire ce que vous voulez. Ça n'a aucun sens...

Depuis mon adolescence j'ai du mal à supporter toutes ces questions qui me hantent. Toujours là dans ce cerveau de merde, avec alternance entre courte accalmie et tempètes plus ou moins fortes. Et là comme un idiot, pour une fois que j'ai une réponse (bon j'ai pas réponse à toutes mes questions, ça c'est impossible, mais c'était déjà un début) je me refuse à l'accepter. C'est malin...


La petite fille elle a raison en tout cas et le fait qu'elle me dise ça... ça a engendré un déclic à retardement dans ma tête. Et même si ça parait évident de ne pas aller se perdre sciemment quand on veut trouver le bon chemin, bah... je crois que je suis perdu comme jamais alors que la route éclairée est devant moi. Pourquoi fermer les yeux ? Je n'aime pas la peur !

Publié dans Ma vie trépidante...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article