The Seine's lover

Publié le par Zoldickun

Quand j'en aurais le courage, je risque de republier certains poèmes (de moi) sur zoldi.org. Pour l'instant, même s'ils sont écrits et que je ne les modifierai plus, je préfère attendre. Et pour faire patienter les rares intéressés par la poésie passant dans le coin, je vais hausser un peu le niveau. Quand j'avais créé ma rubrique poésie au départ, j'y publiais parfois des textes de grands auteurs (Baudelaire, Éluard, Aragon, Ginsberg, Rimbaud, Char, Apollinaire, Verlaine, Beckett, ...) avant que ceux-ci ne laissent totalement la place à un inconnu talentueux répondant au pseudonyme de Nicolas D. Zoldickun (rhoo ça va, faut pas tout prendre au pied de la lettre ^^). Après tout c'est sympa de parler de poètes que tout le monde connait déjà, mais ça fait un peu fouillis pour rien. Alors du coup je ne publiais que mes textes à moi (en exclusivité totale qui plus est).
Je vais faire exception à cela aujourd'hui mais le texte que je vais vous montrer je suis sûr qu'aucun d'entre vous ne l'a jamais lu et pourtant il en vaut le coup...

C'est en lisant des textes comme celui que je vais vous montrer que je me dis que ce que j'écris est souvent bien banal et d'une qualité très médiocre (en même temps je n'écris pas pour que ce soit bien, là n'est pas le but recherché même si ce serait un bonus non négligeable).
C'est en lisant des textes comme celui que je vais vous montrer que je me dis aussi que l'on peut rencontrer la poésie à tous les coins de rue et que les "écrivains publiés" n'ont pas l'apanage du talent.


Le texte en question a été publié par une jeune fille que j'apprécie énormément. Je ne donne pas son nom pour l'instant (cet article est de fait actualisable à tout moment en fonction de cela) car je ne pense pas qu'elle veut qu'il soit connu et je ne sais pas si elle a un pseudonyme qu'elle voudrait voir ici mentionné pour ce texte. Mais bon... étant donné que tout ce que je mets ici est placé sous copyright (faut que je rédige une note d'information à ce sujet d'ailleurs mais là n'est pas le but de cet article), ce texte n'y fera pas exception (j'aime autant préciser vu la qualité du poème ^^).
La jeune fille ayant écrit ça est quelqu'un de très talentueux. Parfaitement bilingue (français/anglais) et plus ou moins quadrilingue (chinois/japonais) elle sait faire preuve d'une très grande sensibilité littéraire, chose d'autant plus incroyable qu'elle est également très bonne dans les matières scientifiques (c'est plutôt une scientifique de formation d'ailleurs). J'aime beaucoup les gens comme ça moi ^^.

Bref... ce n'était pas forcément essentiel de préciser tout ça, mais le fait qu'elle parle couramment anglais est important puisque la seule chose qui, à mon avis, pourrait vous faire passer à côté de la beauté du texte, c'est le fait qu'il ait été rédigé en anglais. À mes yeux ça n'a que plus de valeur, d'autant plus qu'elle l'a écrit à 15 ans, mais c'est vrai que si vous ne comprenez rien à l'anglais c'est gênant. Surtout que parfois c'est vraiment très littéraire avec même certains mots empruntés au vieil anglais il me semble. Et puis je reparlerai un peu du texte en bas de l'article mais je ne risque pas de le traduire complètement étant donné que c'est en alexandrins et avec des rimes et que je ne veux pas le casser.





The Seine's Lover


I awake by the water, the cold morning sun
Awakens Nature’s daughter, who rises anon
She blinks then stirs to the side, dresses in the light
The old prince Winter’s Sun’s bride, beautiful sight

The last of autumn’s leaves fall to be her crown
And so ready for the ball, she runs down the town
Under the bridge of the Pecq, and Vesinet’s streams
Never forgetting to peck the trees still in dreams

She dances whilst the birds chirp and young children sing
Light-footed, not to disturb, the oldmen fishing
Under the eye of her love, boats dare caress her
Jealous, he hides high above, making earth darker

Once she arrives in Paris, the day is half done
So not a dance will she miss, ‘till the ver’ last one
She then joins her love to bed, the broken purity
Of the flowers she has shed, flies to the sanctuary

Who has not uncovered their nuptial act?
The sun will set, blue and red, celestial prairie
And then as he doses off, she tiptoes away
Naked once again, a cough, caught th’fever of may

Then she comes to embrace her; a warm, heavy coat
A dark coat made out of fur, night and day quite remote
A coat the colour of coal, one couldn’t distinguish
The soil from the water’s soul. Aware are the fish.

Presents, presents, gifts of Night, Diamonds and jewels?
No, but false truth and cold light. Enough for fuels
The curtain of the willows, ivy locks the room,
Mother’s tears in the sallows, ladies of Doom

As the moon waxed and waned, th’water rose and fell
Her breeze in the river digged, going down to hell
Leaving shivers down her spine, waves of touch
Whispers “You’re forever mine”, or others of such

An artwork they’ll make too, a fog of silver,
Quilt of mist, of morning dew, ‘till dawn keeps them s’cure
And Nature, hides the evil of her young daughter
With the green flowers who kill the mist of silver

I watch this seduction by Night, a star falling
Does pleasure bring damnation? The Seine is now dying
May fever, man’s affliction. It is now too late.
Here, will there be peremption? A shoal of sick fate.

One day, the sun’ll meet the moon, and She will then speak
Can purification simply be hiding behind corruption?





Donc en fait le poème débute par la narration de l'histoire d'amour entre la Seine (fille de la Nature) et le Soleil. Elle coule jusqu'à Paris, où elle danse jusqu'au soir, rejointe par son amant qui l'accompagnera jusqu'à être épuisé. La Seine le conduit alors au lit où ils se mettent à faire l'amour créant par là même des prairies célestes. Suite à cela il s'endort et elle se dérobe nue dans la Nuit avec qui elle fait à nouveau l'amour, faisant sombrer sa mère (la Nature donc) dans le désespoir car celle-ci ressent le malheur que sa fille vit à cause de cette double vie (c'est lié à l'homosexualité et à sa non acceptation par la société bien-pensante).


C'est tout... Je ne sais pas ce que vous en avez pensé mais je trouve le thème sympa et plutôt bien développé aux niveaux des idées. Et en ce qui concerne le style je crois qu'on ne peut que reconnaître le talent poétique. Quand je pense que ça a été écrit à 15 ans pour un devoir scolaire je suis sur le cul, il n'y a pas d'autres façons de l'exprimer...

Bon maintenant je n'oserai plus publier mes textes personnels ici du coup en fait :p

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Addiction 02/05/2007 10:03

Bonjour jeune homme,

J'ai l'honneur de connaître, du moins me semble-t-il, la jeune fille qui est l'auteur de ce texte. Une personne plutôt intéressante à étudier je dois dire mais je ne la connais pas plus que ça.

Je vous remercie pour l'explication de son poème. Ca me sera sans nul doute fort utile et je vous en suis reconnaissante au plus haut point.

J'en profite pour vous inviter à continuer à publier vos textes que je me ferai une grande joie de découvrir plus en détails à l'occasion.

                   Cordialement,
                                                Sabrina

 

P.S. : Ne seriez-vous pas un adepte du post-scriptum ? Si oui alors il est possible que j'ai déjà entendu parler de vous. Vous avez l'air d'avoir beaucoup d'estime pour l'auteur en tout cas.

Zoldickun 03/05/2007 15:42

Bonjour.J'ai du mal à comprendre ton "intéressante à étudier" mais de toute façon je ne veux pas en parler ici car ça n'a rien à faire en cet endroit.Pour l'explication, c'est de elle. Si tu la connais vraiment je ne pense pas qu'elle ait refusée de te donner cette explicaiton d'elle-même.En ce qui concerne mes textes, bah lis ce que tu veux...Et puis je n'ai pas compris tout ton PS mais je crois que je ne vais pas chercher à comprendre... Oui j'ai beaucoup d'estime pour elle et puis si tu as déjà entendu parler de moi tant mieux pour toi, je te signerai un autographe une autre fois...