NCAA BasketBall : Final Four 2006 - La finale [UCLA - Florida] !
Petit article sur la finale, qui concluera la série d'articles sur le Tournoi Final NCAA 2006 !
Les vainqueurs des demis-finales étaient les Bruins de UCLA (Pacific 10) et les Gators de Florida (Southeastern) et ce sont les Gators, emmenés par un Joakim Noah de nouveau très impressionnant, qui ont remporté le premier titre de leur histoire.
Le "Français" (sans passeport) devient par la même occasion le premier français à être champion NCAA (il est également le premier à participer à un Final Four).

UCLA (2) - Florida (3) : 57-73
1ère mi-temps : 25-36
2ème mi-temps : 32-37
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la soirée fut longue pour les Bruins de l'Université de Californie Los-Angeles tant ils n'ont jamais semblé en mesure de réellement menacer les Gators de Gainesville.
Ils se sont ainsi fait dominés dans quasiment tous les secteurs du jeu : Réussite aux tirs (22/61 dont 3/17 à trois points contre 26/58 dont 6/19 pour Florida), passes décisives (11 à 21), contres (1 à 10), balles perdues (12 à 6) et interceptions (3 à 7) ne l'emportant qu'aux rebonds (38-35) mais principalement car ils ont raté plus de tirs (on prend généralement plus de rebonds défensifs qu'offensifs).
Le match était du coup quasiment plié à la mi-temps quand les Gators menaient de 11 points. Ils ont su ensuite faire preuve de lucidité pour ne pas laisser revenir leurs adversaires et en ont même rajouté une couche, faisant ainsi monter l'écart à 20 unités pendant une bonne partie de la rencontre pour finir avec 16 points d'avance.
Florida remporte ainsi son premier titre universitaire, n'ayant jusqu'alors jamais fait mieux qu'atteindre la finale (en 2000, déjà à Indianapolis) et la fac de Gainesville, qui s'illustre normalement plutôt en football (américain) prive par là-même l'équipe la plus titrée de l'histoire du basket NCAA d'une ligne de plus à son palmares, ligne qu'elle attend depuis plus de 10 ans.
Joakim Noah, élu MOP du Final Four 2006 (j'en reparle dans un article dédié à venir) a été un véritable poison pour les Bruins, jouant parfaitement son rôle d'intimidateur dans la raquette. Il comptait ainsi déjà 5 contres à la mi-temps (il finira le match à 6) battant ainsi le record de Loren Woods pour une finale universitaire (4 en 2001). Il ajoutera à cela 8 rebonds, 16 points (7/9) et 3 passes décisives tout en faisant preuve d'un charisme incroyable, encourageant ses coéquipiers et criant sur ses adversaires de façon survoltée.
Ses acolytes sophomores du cinq de départ n'ont pas démérités non plus, loin de là... Al Horford a aidé à tenir la raquette avec 7 rebonds et 2 contres en plus de ses 14 points (en seulement 24 minutes) et Corey Brewer en a rajouté une couche avec 7 rebonds également, 4 passes, 3 interceptions et 11 points (2/3 à trois points). Quant au meneur sophomore, Taurean Green, il n'a vraiment pas été à son avantage au scoring (2 points à 1/9 dont 0/7 à trois points) mais a compensé en prenant 4 rebonds et, surtout, en distribuant le jeu merveilleusement (8 passes décisives). Enfin, le junior Lee Humphrey, seul non sophomore du 5 majeur, et joueur vraiment moins bien côté que ses jeunes coéquipiers, a continué sur sa lancée du match précédent (6/8 à trois points face à George Mason en demi) en scorant 15 points avec un joli 4/8 derrière l'arc.
Adrian Moss, seul senior de l'équipe (et donc seul joueur ne pouvant pas revenir l'année prochaine) a fini sa carrière universitaire sur une bonne note (9 pts, 6 rbds en 10 min) même s'il a joué alors que le match était plié.
En face, les Bruins ont donc eu un mal fou à transpercer la défense des Gators. Ainsi, le freshman camerounais Luc Mbah a Moute, auteur de 17 points deux jours auparavant, a dû se contenter de 6 points à 3/9. Il ajoutera cependant à cela 10 rebonds, tout comme le pivot senior Ryan Hollins auteur, lui, du seul double-double du match avec 10 points (à 4/10) et 10 rebonds. Aaron Afflalo, le meilleur marqueur sur la saison de UCLA (15,8 points par match), bien tenu par un Brewer également impressionnant en défense, n'a pas trouvé la mire plus facilement que ses coéquipiers (10 pts à 3/10) et on finira avec la relativement bonne performance de l'autre sophomore des lignes arrières, le meneur Jordan Farmar, auteur de 18 points (à 8/21 dont 1/8 à trois points), 4 passes décisives et 2 interceptions.
Voilà ! Je crois que j'en ai suffisamment dit sur ce match. La big dance est désormais derrière nous, tout comme le championat NCAA, qui reprendra à l'hiver prochain. J'en reparlerai encore un peu puisque je dois faire un article sur Joakim Noah (et son (ses) titre(s) de MOP) à venir peut-être pas aujourd'hui mais assurément dans la semaine, que j'en ferai également un sur les College Players of the Year (Morrison et Redick, inséparables jusqu'au bout), que j'évoquerai peut-être (rien n'est sûr) les résultats du tournoi NIT, et si j'ai le temps je dirai un ou deux mots sur le Final Four féminin (avec une française en finale, cf. l'article de Zebrella sur le sujet).
Et je rappelle de nouveau que vous retrouverez tous les articles sur March Madness 2006 en lien dans l'article de présentation de la Big Dance 2006.
P.S. : J'éditerai sans doute cet article pour rajouter un lien bittorrent permettant de télécharger le match, même si le manque de suspens ne fait pas de ce match le plus beau de ceux que j'ai vu dans ce tournoi final.
[Edit : Voici le lien du match (à télécharger avec bt). Il fait 1,56 Go]
Les vainqueurs des demis-finales étaient les Bruins de UCLA (Pacific 10) et les Gators de Florida (Southeastern) et ce sont les Gators, emmenés par un Joakim Noah de nouveau très impressionnant, qui ont remporté le premier titre de leur histoire.
Le "Français" (sans passeport) devient par la même occasion le premier français à être champion NCAA (il est également le premier à participer à un Final Four).

UCLA (2) - Florida (3) : 57-73
1ère mi-temps : 25-36
2ème mi-temps : 32-37
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la soirée fut longue pour les Bruins de l'Université de Californie Los-Angeles tant ils n'ont jamais semblé en mesure de réellement menacer les Gators de Gainesville.
Ils se sont ainsi fait dominés dans quasiment tous les secteurs du jeu : Réussite aux tirs (22/61 dont 3/17 à trois points contre 26/58 dont 6/19 pour Florida), passes décisives (11 à 21), contres (1 à 10), balles perdues (12 à 6) et interceptions (3 à 7) ne l'emportant qu'aux rebonds (38-35) mais principalement car ils ont raté plus de tirs (on prend généralement plus de rebonds défensifs qu'offensifs).
Le match était du coup quasiment plié à la mi-temps quand les Gators menaient de 11 points. Ils ont su ensuite faire preuve de lucidité pour ne pas laisser revenir leurs adversaires et en ont même rajouté une couche, faisant ainsi monter l'écart à 20 unités pendant une bonne partie de la rencontre pour finir avec 16 points d'avance.
Florida remporte ainsi son premier titre universitaire, n'ayant jusqu'alors jamais fait mieux qu'atteindre la finale (en 2000, déjà à Indianapolis) et la fac de Gainesville, qui s'illustre normalement plutôt en football (américain) prive par là-même l'équipe la plus titrée de l'histoire du basket NCAA d'une ligne de plus à son palmares, ligne qu'elle attend depuis plus de 10 ans.
Joakim Noah, élu MOP du Final Four 2006 (j'en reparle dans un article dédié à venir) a été un véritable poison pour les Bruins, jouant parfaitement son rôle d'intimidateur dans la raquette. Il comptait ainsi déjà 5 contres à la mi-temps (il finira le match à 6) battant ainsi le record de Loren Woods pour une finale universitaire (4 en 2001). Il ajoutera à cela 8 rebonds, 16 points (7/9) et 3 passes décisives tout en faisant preuve d'un charisme incroyable, encourageant ses coéquipiers et criant sur ses adversaires de façon survoltée.
Ses acolytes sophomores du cinq de départ n'ont pas démérités non plus, loin de là... Al Horford a aidé à tenir la raquette avec 7 rebonds et 2 contres en plus de ses 14 points (en seulement 24 minutes) et Corey Brewer en a rajouté une couche avec 7 rebonds également, 4 passes, 3 interceptions et 11 points (2/3 à trois points). Quant au meneur sophomore, Taurean Green, il n'a vraiment pas été à son avantage au scoring (2 points à 1/9 dont 0/7 à trois points) mais a compensé en prenant 4 rebonds et, surtout, en distribuant le jeu merveilleusement (8 passes décisives). Enfin, le junior Lee Humphrey, seul non sophomore du 5 majeur, et joueur vraiment moins bien côté que ses jeunes coéquipiers, a continué sur sa lancée du match précédent (6/8 à trois points face à George Mason en demi) en scorant 15 points avec un joli 4/8 derrière l'arc.
Adrian Moss, seul senior de l'équipe (et donc seul joueur ne pouvant pas revenir l'année prochaine) a fini sa carrière universitaire sur une bonne note (9 pts, 6 rbds en 10 min) même s'il a joué alors que le match était plié.
En face, les Bruins ont donc eu un mal fou à transpercer la défense des Gators. Ainsi, le freshman camerounais Luc Mbah a Moute, auteur de 17 points deux jours auparavant, a dû se contenter de 6 points à 3/9. Il ajoutera cependant à cela 10 rebonds, tout comme le pivot senior Ryan Hollins auteur, lui, du seul double-double du match avec 10 points (à 4/10) et 10 rebonds. Aaron Afflalo, le meilleur marqueur sur la saison de UCLA (15,8 points par match), bien tenu par un Brewer également impressionnant en défense, n'a pas trouvé la mire plus facilement que ses coéquipiers (10 pts à 3/10) et on finira avec la relativement bonne performance de l'autre sophomore des lignes arrières, le meneur Jordan Farmar, auteur de 18 points (à 8/21 dont 1/8 à trois points), 4 passes décisives et 2 interceptions.
Voilà ! Je crois que j'en ai suffisamment dit sur ce match. La big dance est désormais derrière nous, tout comme le championat NCAA, qui reprendra à l'hiver prochain. J'en reparlerai encore un peu puisque je dois faire un article sur Joakim Noah (et son (ses) titre(s) de MOP) à venir peut-être pas aujourd'hui mais assurément dans la semaine, que j'en ferai également un sur les College Players of the Year (Morrison et Redick, inséparables jusqu'au bout), que j'évoquerai peut-être (rien n'est sûr) les résultats du tournoi NIT, et si j'ai le temps je dirai un ou deux mots sur le Final Four féminin (avec une française en finale, cf. l'article de Zebrella sur le sujet).
Et je rappelle de nouveau que vous retrouverez tous les articles sur March Madness 2006 en lien dans l'article de présentation de la Big Dance 2006.
P.S. : J'éditerai sans doute cet article pour rajouter un lien bittorrent permettant de télécharger le match, même si le manque de suspens ne fait pas de ce match le plus beau de ceux que j'ai vu dans ce tournoi final.
[Edit : Voici le lien du match (à télécharger avec bt). Il fait 1,56 Go]
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