NBA : Boris Diaw élu Most Improved Player 2006 !
Après l'annonce du choix du Coach of the Year 2006, et celle du sixth man award attribué à Mike Miller, c'est au tour de la récompense de M.I.P. (Most Improved Player) attribuée au joueur qui a le plus progressé cette saison par rapport à sa (ou ses) saison(s) précédente(s) d'être annoncé.
Pas vraiment de surprise tant on s'attendait que le Français Boris Diaw soit justement récompensé, mais on ne savait jamais ce qui pouvait se passer dans la tête des 124 votants et c'est maintenant officiel.
J'ai souvent parlé de Diaw sur ce site vu qu'il est français, et je l'ai souvent encensé aussi, tellement j'aime son style de jeu, sa philosophie et cette récompense me touche plus que les autres car c'est un peu comme si j'attendais ça depuis les 15-16 ans de Boris, depuis l'époque où j'ai commencé à suivre ses prestations en Nationale 1 avec le Centre Fédéral (INSEP). Enfin bon, ce n'est qu'un début :)
Revenons un peu à ses performances quand même ! Boris Diaw est en NBA depuis maintenant trois saisons mais ses débuts furent assez difficiles. Drafté en 21ème position de la draft NBA 2003 par les Atlanta Hawks, il n'a jamais réussi à s'imposer dans la moribonde franchise de Géorgie et ses stats sur ses deux premières saisons sont de 4,6 points (à 43,6%), 3,6 rebonds et 2,4 rebonds en 142 matches.
Transféré au cours de l'été dernier (avec deux premiers tours de draft) dans le cadre du transfert de Joe Johnson de Phœnix à Atlanta, la roue peut ainsi tourner. Mike D'Antoni, le coach des Suns de Phœnix, commence à réaliser lors de l'Eurobasket 2005 (où Boris emmène la France jusqu'à la troisième marche du podium) le potentiel du jeune homme qui vient de rejoindre son équipe mais même-lui ne sait pas encore quel joyau il a sous la main.
Il ne tardera cependant pas à s'en rendre compte et Boris Diaw rejoint rapidement le cinq majeur de l'équipe de l'Arizona à une position qui n'est pas forcément la sienne (pivot ou power forward) mais à laquelle il s'adapte aussi bien qu'à toutes les autres (D'Antoni aura fait jouer Boris à tous les posts cette saison, toujours avec une belle réussite).
La polyvalence du français se traduit parfaitement dans les chiffres (13,3 points à 52,6%, 6,9 rebonds et 6,2 passes décisives) mais va bien en delà tant la défense de Diaw sur des joueurs plus grands et plus physiques que lui a agréablement surpris tous les observateurs.

La progression de Boris Diaw est vraiment remarquable en tout cas. Il a carrément triplé son évaluation moyenne et ce au sein d'une équipe deuxième de sa conférence alors qu'il était les années passées dans l'une des pires équipes de la NBA.
Il est évident qu'il ne s'est pas transformé du jour au lendemain (je l'ai vu joué avant son arrivée en NBA, que ce soit avec l'Élan Béarnais ou l'Équipe de France et je l'ai toujours considéré comme le plus grand potentiel du basket français devant le petit prodige du basket français, son pote Tony Parker) et il doit tout cela au contexte dans lequel il évolue désormais : une équipe dans laquelle il peut exprimer son jeu, en étant entouré de coéquipiers de grande qualité et drivé par un coach qui a confiance en lui. Mais quand même... Ses quatre premiers triple doubles cette année (seul deux autre joueurs ont effectué plus de trois triple double cette saison) et le fait qu'il soit le seul joueur avec Jason Kidd et LeBron James à être au dessus des 6 rebonds et 6 passes en moyenne font vraiment de lui un joueur à part en NBA, un des 50 meilleurs joueurs de la meilleure ligue du monde.
On va dire que j'en ai assez écrit sur le sujet et je vais m'arrêter là même si je pourrais en écrire des pages et des pages.
On va passer au classement de ce vote dominé par Diaw et dans lequel on retrouve un autre français, Tony Parker, en septième position.
On enchaîne avec la liste des M.I.P. depuis la création de la récompense :
Et on finit avec une déclaration de Boris Diaw sur son site officiel : "Obtenir cette distinction n’a jamais été mon but premier. Mais je suis content parce que cela signifie qu’on reconnaît tout le travail que j’ai effectué avec les Suns lors de la saison régulière. J’ai toutefois conscience que cela ne vaut absolument rien sans le collectif. Il est certain que ce n’est pas le meilleur moment pour apprendre cette nouvelle puisque nous sommes menés 3-1 par les Lakers. Dans cette période difficile, j’essaie d’aider au maximum mon équipe, comme j’ai pu le faire en saison régulière. En tout cas, il n’y a aucune comparaison à faire entre Atlanta et Phoenix. Ici, à Phoenix, je suis dans une équipe où je peux m’exprimer."
Pas vraiment de surprise tant on s'attendait que le Français Boris Diaw soit justement récompensé, mais on ne savait jamais ce qui pouvait se passer dans la tête des 124 votants et c'est maintenant officiel.
J'ai souvent parlé de Diaw sur ce site vu qu'il est français, et je l'ai souvent encensé aussi, tellement j'aime son style de jeu, sa philosophie et cette récompense me touche plus que les autres car c'est un peu comme si j'attendais ça depuis les 15-16 ans de Boris, depuis l'époque où j'ai commencé à suivre ses prestations en Nationale 1 avec le Centre Fédéral (INSEP). Enfin bon, ce n'est qu'un début :)
Revenons un peu à ses performances quand même ! Boris Diaw est en NBA depuis maintenant trois saisons mais ses débuts furent assez difficiles. Drafté en 21ème position de la draft NBA 2003 par les Atlanta Hawks, il n'a jamais réussi à s'imposer dans la moribonde franchise de Géorgie et ses stats sur ses deux premières saisons sont de 4,6 points (à 43,6%), 3,6 rebonds et 2,4 rebonds en 142 matches.
Transféré au cours de l'été dernier (avec deux premiers tours de draft) dans le cadre du transfert de Joe Johnson de Phœnix à Atlanta, la roue peut ainsi tourner. Mike D'Antoni, le coach des Suns de Phœnix, commence à réaliser lors de l'Eurobasket 2005 (où Boris emmène la France jusqu'à la troisième marche du podium) le potentiel du jeune homme qui vient de rejoindre son équipe mais même-lui ne sait pas encore quel joyau il a sous la main.
Il ne tardera cependant pas à s'en rendre compte et Boris Diaw rejoint rapidement le cinq majeur de l'équipe de l'Arizona à une position qui n'est pas forcément la sienne (pivot ou power forward) mais à laquelle il s'adapte aussi bien qu'à toutes les autres (D'Antoni aura fait jouer Boris à tous les posts cette saison, toujours avec une belle réussite).
La polyvalence du français se traduit parfaitement dans les chiffres (13,3 points à 52,6%, 6,9 rebonds et 6,2 passes décisives) mais va bien en delà tant la défense de Diaw sur des joueurs plus grands et plus physiques que lui a agréablement surpris tous les observateurs.

La progression de Boris Diaw est vraiment remarquable en tout cas. Il a carrément triplé son évaluation moyenne et ce au sein d'une équipe deuxième de sa conférence alors qu'il était les années passées dans l'une des pires équipes de la NBA.
Il est évident qu'il ne s'est pas transformé du jour au lendemain (je l'ai vu joué avant son arrivée en NBA, que ce soit avec l'Élan Béarnais ou l'Équipe de France et je l'ai toujours considéré comme le plus grand potentiel du basket français devant le petit prodige du basket français, son pote Tony Parker) et il doit tout cela au contexte dans lequel il évolue désormais : une équipe dans laquelle il peut exprimer son jeu, en étant entouré de coéquipiers de grande qualité et drivé par un coach qui a confiance en lui. Mais quand même... Ses quatre premiers triple doubles cette année (seul deux autre joueurs ont effectué plus de trois triple double cette saison) et le fait qu'il soit le seul joueur avec Jason Kidd et LeBron James à être au dessus des 6 rebonds et 6 passes en moyenne font vraiment de lui un joueur à part en NBA, un des 50 meilleurs joueurs de la meilleure ligue du monde.
On va dire que j'en ai assez écrit sur le sujet et je vais m'arrêter là même si je pourrais en écrire des pages et des pages.
On va passer au classement de ce vote dominé par Diaw et dans lequel on retrouve un autre français, Tony Parker, en septième position.
| Joueur (Équipe) | 1st | 2nd | 3rd | Pts |
| Boris Diaw (Phoenix) | 80 | 28 | 5 | 489 |
| David West (NO/OKC) | 22 | 52 | 17 | 283 |
| Nenad Krstic (New Jersey) | 4 | 12 | 9 | 65 |
| Gerald Wallace (Charlotte) | 3 | 6 | 13 | 46 |
| Chris Bosh (Toronto) | 3 | 6 | 10 | 43 |
| Andres Nocioni (Chicago) | 4 | 1 | 6 | 29 |
| Tony Parker (San Antonio) | 3 | 2 | 8 | 29 |
| Mike James (Toronto) | 1 | 4 | 4 | 21 |
| Carmelo Anthony (Denver) | 2 | 1 | 6 | 19 |
| Jameer Nelson (Orlando) | 1 | 1 | 10 | 18 |
| Chris Kaman (LA Clippers) | - | 2 | 8 | 14 |
| Yao Ming (Houston) | 2 | 1 | 1 | 14 |
| Elton Brand (L.A. Clippers) | - | 3 | 1 | 10 |
| DeSagana Diop (Dallas) | 1 | - | 3 | 8 |
| Smush Parker (LA Lakers) | - | 2 | 2 | 8 |
| Mehmet Okur (Utah) | - | 1 | 3 | 6 |
| Pau Gasol (Memphis) | - | 2 | - | 6 |
| Dwight Howard (Orlando) | - | - | 5 | 5 |
| Caron Butler (Washington) | - | 1 | 1 | 4 |
| LeBron James (Cleveland) | - | 1 | 1 | 4 |
| Kevin Martin (Sacramento) | - | - | 2 | 2 |
| Zaza Pachulia (Atlanta) | - | - | 2 | 2 |
| Bobby Simmons (Milwaukee) | - | - | 1 | 1 |
| Chris Wilcox (Seattle) | - | - | 1 | 1 |
| Josh Smith (Atlanta) | - | - | 1 | 1 |
| Kobe Bryant (L.A. Lakers) | - | - | 1 | 1 |
| Matt Harpring (Utah) | - | - | 1 | 1 |
| Mo Williams (Milwaukee) | - | - | 1 | 1 |
| Paul Pierce (Boston) | - | - | 1 | 1 |
| Raja Bell (Phoenix) | - | - | 1 | 1 |
On enchaîne avec la liste des M.I.P. depuis la création de la récompense :
| 1985-86 | Alvin Robertson, San Antonio |
| 1986-87 | Dale Ellis, Seattle |
| 1987-88 | Kevin Duckworth, Portland |
| 1988-89 | Kevin Johnson, Phoenix |
| 1989-90 | Rony Seikaly, Miami |
| 1990-91 | Scott Skiles, Orlando |
| 1991-92 | Pervis Ellison, Washington |
| 1992-93 | Mahmoud Abdul-Rauf, Denver |
| 1993-94 | Don MacLean, Washington |
| 1994-95 | Dana Barros, Philadelphia |
| 1995-96 | Gheorghe Muresan, Washington |
| 1996-97 | Isaac Austin, Miami |
| 1997-98 | Alan Henderson, Atlanta |
| 1994-95 | Dana Barros, Philadelphia |
| 1998-99 | Darrell Armstrong, Orlando |
| 1999-00 | Jalen Rose, Indiana |
| 2000-01 | Tracy McGrady, Orlando |
| 2001-02 | Jermaine O’Neal, Indiana |
| 2002-03 | Gilbert Arenas, Golden State |
| 2003-04 | Zach Randolph, Portland |
| 2004-05 | Bobby Simmons, L.A. Clippers |
| 2005-06 | Boris Diaw, Phoenix |
Et on finit avec une déclaration de Boris Diaw sur son site officiel : "Obtenir cette distinction n’a jamais été mon but premier. Mais je suis content parce que cela signifie qu’on reconnaît tout le travail que j’ai effectué avec les Suns lors de la saison régulière. J’ai toutefois conscience que cela ne vaut absolument rien sans le collectif. Il est certain que ce n’est pas le meilleur moment pour apprendre cette nouvelle puisque nous sommes menés 3-1 par les Lakers. Dans cette période difficile, j’essaie d’aider au maximum mon équipe, comme j’ai pu le faire en saison régulière. En tout cas, il n’y a aucune comparaison à faire entre Atlanta et Phoenix. Ici, à Phoenix, je suis dans une équipe où je peux m’exprimer."
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