Paul Verlaine - J'ai presque peur, en vérité [La Bonne Chanson] (1872)
Bon, j'ai pas mal d'idées de textes à développer mais je n'ai pas trop le temps, donc pour vous faire patienter voici un très joli poème, que je n'ai, bien entendu, pas choisi de vous montrer par hasard. Ainsi, tout ce qui est sur ce blog est toujours très personnel même quand les écrits ne sont pas de moi.
Ce poème de Verlaine, est le quinzième poème publié dans le recueil La Bonne Chanson et date de 1872.
Le voici :
Voilà ! À vrai dire Verlaine n'est pas mon poète préféré (enfin parmi les poètes connus il y a pire) mais... enfin, comment dire... disons que j'ai une approche bizarre de son travail. Il y a des textes de lui qui sont, à mes yeux, très vides (du moins, j'entends par "vide" le fait qu'à moi, ils ne me parlent pas) et il y a certains de ces textes qui me font frissoner.
Ce texte-là, (vous vous en doutez puisque je l'ai mis ici) ne me laisse vraiment pas indifférent.
Bon , je ne fais pas en faire une analyse hein ^^. Et puis dans un sens, on peut très bien le voir comme un poème bateau parlant d'amour, de la peur de l'amour et de la déception qui souvent l'accompagne. Du manque de confiance en soi et tutti quanti...
Sinon, je ne vais pas me contenter de dire que c'est un texte bien écrit (c'est du Verlaine quand même) et avec des jolies rimes (xD). Je ne sais pas trop ce qui me touche dans ce poème. C'est compliqué à expliquer de toute façon et chacun le ressentira à sa façon.
Bon, je tiens quand même à souligner une formule asez classique et qu'il m'arrive aussi d'employer régulièrement (je ne sais pas qui le premier l'a inventé et puis bon... moi, je pense que je l'utilisais sans forcément l'avoir copiée, enfin bon... allez savoir à quel point toutes mes lectures enfantines m'ont marqué ^^). Elle est ici employée dans le dernier vers : "Que je vous aime, que je t'aime !" Bon, comme je le dis c'est classique et même-moi je l'utilise, donc je ne vais pas m'extasier devant mais bon... voilà quoi... je trouve ça super joli... le fait de vouvouyer la personne jusqu'au bout, jusqu'au début du dernier vers, jusqu'au "je vous aime" pour enchaîner, juste derrière, sur un " je t'aime" qui clotûre le poème.
Bon, je n'ai dit que des trucs inintéressants, donc je fini cet article là-dessus mdr :)
Ce poème de Verlaine, est le quinzième poème publié dans le recueil La Bonne Chanson et date de 1872.
Le voici :
Paul Verlaine - J'ai presque peur en vérité
J'ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
À la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,
Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce cur tout à vous,
Mon cur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;
Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
À penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,
Et qu'il vous suffirait d'un geste,
D'une parole ou d'un clin d'il,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.
Mais plutôt je ne veux vous voir,
L'avenir dût-il m'être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu'à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t'aime !
J'ai presque peur, en vérité,
Tant je sens ma vie enlacée
À la radieuse pensée
Qui m'a pris l'âme l'autre été,
Tant votre image, à jamais chère,
Habite en ce cur tout à vous,
Mon cur uniquement jaloux
De vous aimer et de vous plaire ;
Et je tremble, pardonnez-moi
D'aussi franchement vous le dire,
À penser qu'un mot, un sourire
De vous est désormais ma loi,
Et qu'il vous suffirait d'un geste,
D'une parole ou d'un clin d'il,
Pour mettre tout mon être en deuil
De son illusion céleste.
Mais plutôt je ne veux vous voir,
L'avenir dût-il m'être sombre
Et fécond en peines sans nombre,
Qu'à travers un immense espoir,
Plongé dans ce bonheur suprême
De me dire encore et toujours,
En dépit des mornes retours,
Que je vous aime, que je t'aime !
Voilà ! À vrai dire Verlaine n'est pas mon poète préféré (enfin parmi les poètes connus il y a pire) mais... enfin, comment dire... disons que j'ai une approche bizarre de son travail. Il y a des textes de lui qui sont, à mes yeux, très vides (du moins, j'entends par "vide" le fait qu'à moi, ils ne me parlent pas) et il y a certains de ces textes qui me font frissoner.
Ce texte-là, (vous vous en doutez puisque je l'ai mis ici) ne me laisse vraiment pas indifférent.
Bon , je ne fais pas en faire une analyse hein ^^. Et puis dans un sens, on peut très bien le voir comme un poème bateau parlant d'amour, de la peur de l'amour et de la déception qui souvent l'accompagne. Du manque de confiance en soi et tutti quanti...
Sinon, je ne vais pas me contenter de dire que c'est un texte bien écrit (c'est du Verlaine quand même) et avec des jolies rimes (xD). Je ne sais pas trop ce qui me touche dans ce poème. C'est compliqué à expliquer de toute façon et chacun le ressentira à sa façon.
Bon, je tiens quand même à souligner une formule asez classique et qu'il m'arrive aussi d'employer régulièrement (je ne sais pas qui le premier l'a inventé et puis bon... moi, je pense que je l'utilisais sans forcément l'avoir copiée, enfin bon... allez savoir à quel point toutes mes lectures enfantines m'ont marqué ^^). Elle est ici employée dans le dernier vers : "Que je vous aime, que je t'aime !" Bon, comme je le dis c'est classique et même-moi je l'utilise, donc je ne vais pas m'extasier devant mais bon... voilà quoi... je trouve ça super joli... le fait de vouvouyer la personne jusqu'au bout, jusqu'au début du dernier vers, jusqu'au "je vous aime" pour enchaîner, juste derrière, sur un " je t'aime" qui clotûre le poème.
Bon, je n'ai dit que des trucs inintéressants, donc je fini cet article là-dessus mdr :)
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