いろは歌 (Iroha uta) !
Voici typiquement le genre d'article que je regrette de ne pas pouvoir publier dans deux catégories à la fois (en l'occurence Poésie et Japonais). D'ailleurs faudrait aussi que je revoie un peu mes catégories comme la catégorie poétique pour faire la distinction entre les textes qui sont de moi et les autres.
Qu'est-ce que l'Iroha [on abrège souvent iroha-uta en iroha ; uta signifie poème ou chant en français] (et pourquoi ça pourrait aller dans la catégorie "langue japonaise") ?
Il s'agit d'un poème, datant de l'époque Heian (794-1185) dont la particularité est d'être composé de tous les hiragana (de l'époque donc sans ん mais avec ゐ et ゑ). Un genre de pangramme "parfait" si vous voulez...
À l'époque c'était une façon d'apprendre les kana et ça servait "d'ordre alphabétique". Avec le temps le système fut remplacé par le Goinzu puis par le système actuel : le Gojūonzu (littéralement tableau des cinquante sons [en fait 46]). Ce n'est maintenant plus utilisé que pour s'exercer à la calligraphie ou comme ordre de placement dans certains vieux théâtres ou au dessus des kifu au go mais il n'empêche que j'admire la perfomance et que le poème est plutôt joli (j'essaie tant bien que mal de revenir au thème principal de la catégorie xD).
Voici ce texte (en hiragana évidemment) :

Ça se lit de la façon suivante (c'est bien pour réviser ses kanas, que les japonisants en profite) :
Mais comme les langues évoluent, si on veut le comprendre il faut à priori le lire ainsi :
Il y a plusieurs façon de le traduire. Sur ce site (anglophone) vous pourrez ainsi trouver de multiples traductions du textes en anglais.
Moi j'ai choisi de garder la traduction que l'on m'a communiqué en cours à l'Inalco :
Bien que les fleurs aient un parfum,
Pourtant elles se défont.
En ce bas-monde,
Qui donc est constant,
La montagne profonde des apparences,
Aujourd'hui je la franchis.
Je ne fais pas de vains rêves,
Je ne m'ennivre pas.
Voilà ! Que dire de plus ? Beaucoup de choses en fait...
Certains considèrent que ce texte est la traduction japonaise d'un hymne du Sūtra du Nirvāna. Il faut savoir qu'il n'y a rien de sûr là-dedans et que c'est juste une possibilité parmi tant d'autres (même si la plus souvent mise en avant) tout comme l'attribution de l'écriture de ce texte à Kukai (c'est officiellement anonyme normalement).
Bon bah je vais m'arrêter là pour cet article. À un moment je voulais écrire un article sur l'origine du japonais en me basant sur mon cours de JAP 100. Je verrais si j'ai le temps (et l'envie) de le faire ou non. J'en ai assez dit, je crois, pour la catégorie poétique en tout cas !
Qu'est-ce que l'Iroha [on abrège souvent iroha-uta en iroha ; uta signifie poème ou chant en français] (et pourquoi ça pourrait aller dans la catégorie "langue japonaise") ?
Il s'agit d'un poème, datant de l'époque Heian (794-1185) dont la particularité est d'être composé de tous les hiragana (de l'époque donc sans ん mais avec ゐ et ゑ). Un genre de pangramme "parfait" si vous voulez...
À l'époque c'était une façon d'apprendre les kana et ça servait "d'ordre alphabétique". Avec le temps le système fut remplacé par le Goinzu puis par le système actuel : le Gojūonzu (littéralement tableau des cinquante sons [en fait 46]). Ce n'est maintenant plus utilisé que pour s'exercer à la calligraphie ou comme ordre de placement dans certains vieux théâtres ou au dessus des kifu au go mais il n'empêche que j'admire la perfomance et que le poème est plutôt joli (j'essaie tant bien que mal de revenir au thème principal de la catégorie xD).
Voici ce texte (en hiragana évidemment) :

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Lire en colonnes, de droite à gauche, pour le sens originel, ou lire ci-dessous (à l'occidentale).
いろはにほへと
ちりぬるを
わかよたれそ
つねならむ
うゐのおくやま
けふこえて
あさきゆめみし
ゑひもせす
ちりぬるを
わかよたれそ
つねならむ
うゐのおくやま
けふこえて
あさきゆめみし
ゑひもせす
Ça se lit de la façon suivante (c'est bien pour réviser ses kanas, que les japonisants en profite) :
i ro ha ni ho he to
chi ri nu ru wo
wa ka yo ta re so
tsu ne na ra mu
u wi no o ku ya ma
ke fu ko e te
a sa ki yu me mi shi
we hi mo se su
chi ri nu ru wo
wa ka yo ta re so
tsu ne na ra mu
u wi no o ku ya ma
ke fu ko e te
a sa ki yu me mi shi
we hi mo se su
Mais comme les langues évoluent, si on veut le comprendre il faut à priori le lire ainsi :
- Iro wa nioedo
- Chirinuru o
- Wa ga yo tare zo
- Tsune naran
- Ui no okuyama
- Kyō koete
- Asaki yume miji
- Ei mo sezu.
色は匂へど
散りぬるを
我が世誰ぞ
常ならむ
有為の奥山
今日越えて
浅き夢見じ
酔ひもせず
(En kanji + kana)
散りぬるを
我が世誰ぞ
常ならむ
有為の奥山
今日越えて
浅き夢見じ
酔ひもせず
(En kanji + kana)
Il y a plusieurs façon de le traduire. Sur ce site (anglophone) vous pourrez ainsi trouver de multiples traductions du textes en anglais.
Moi j'ai choisi de garder la traduction que l'on m'a communiqué en cours à l'Inalco :
Bien que les fleurs aient un parfum,
Pourtant elles se défont.
En ce bas-monde,
Qui donc est constant,
La montagne profonde des apparences,
Aujourd'hui je la franchis.
Je ne fais pas de vains rêves,
Je ne m'ennivre pas.
Voilà ! Que dire de plus ? Beaucoup de choses en fait...
Certains considèrent que ce texte est la traduction japonaise d'un hymne du Sūtra du Nirvāna. Il faut savoir qu'il n'y a rien de sûr là-dedans et que c'est juste une possibilité parmi tant d'autres (même si la plus souvent mise en avant) tout comme l'attribution de l'écriture de ce texte à Kukai (c'est officiellement anonyme normalement).
Bon bah je vais m'arrêter là pour cet article. À un moment je voulais écrire un article sur l'origine du japonais en me basant sur mon cours de JAP 100. Je verrais si j'ai le temps (et l'envie) de le faire ou non. J'en ai assez dit, je crois, pour la catégorie poétique en tout cas !
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