Haiku de Kobayashi Issa (pas pratique les haiku, ya pas de titre xD)
J'ai évoqué le livre Sarinagara de Phillipe Forest hier (et j'en reparlerai plus tard). Comme il l'explique dans le prologue, que je vais recopier à la fin de cet article, le titre vient d'un haiku de Kobayashi Issa (小林一茶), celui dont parle cet article.
Voici cet haiku !
La transcription en rômaji est la suivante :
Et la traduction la plus fréquente (voir plus bas comment Philippe Forest le traduit) est celle-ci (je crois, en tout cas c'est celle de mon cours d'oral :p) :
Cet haiku aurait été écrit par Issa après la mort de sa première fille (les quatre enfants de son premier mariage sont morts en bas âge).
Je vais maintenant recopier le prologue de Sarinagara de Philippe Forest, là où il parle du poème en question :
En japonais, sarinagara signifie quelque chose comme :
Ces cinq syllabes sont les dernières du plus célèbre des poèmes de Kobayashi Issa. Elles se lisent :
Littéralement, les dix-sept syllabes de ce poème disent :
Mais une traduction moins artificiellement fidèle à son modèle écrirait plus simplement :
Tout le roman qui suit, tout ce qu'il dit de la vie tient pour moi dans le seul redoublement de ce dernier mot :
Voilà ! C'est un peu de l'extrapolation vis à vis du texte initial mais je trouve ça pas mal et ça me permettra d'en reparler quand j'écrirai l'article sur Sarinagara.
Voici cet haiku !
露 の 世 は
露 の 世 ながら
さりながら
露 の 世 ながら
さりながら
La transcription en rômaji est la suivante :
Tsuyu no yo wa
Tsuyu no yo nagara
Sarinagara
Tsuyu no yo nagara
Sarinagara
Et la traduction la plus fréquente (voir plus bas comment Philippe Forest le traduit) est celle-ci (je crois, en tout cas c'est celle de mon cours d'oral :p) :
Ce monde de rosée est un monde de rosée, pourtant mais pourtant
Cet haiku aurait été écrit par Issa après la mort de sa première fille (les quatre enfants de son premier mariage sont morts en bas âge).
Je vais maintenant recopier le prologue de Sarinagara de Philippe Forest, là où il parle du poème en question :
En japonais, sarinagara signifie quelque chose comme :
cependant
Ces cinq syllabes sont les dernières du plus célèbre des poèmes de Kobayashi Issa. Elles se lisent :
tsuyu no yo wa -- tsuyu no yo nagara -- sarinagara
Littéralement, les dix-sept syllabes de ce poème disent :
monde de rosée -- c'est un monde de rosée -- et pourtant pourtant
Mais une traduction moins artificiellement fidèle à son modèle écrirait plus simplement :
je savais ce monde -- éphémère comme rosée -- et pourtant pourtant
Tout le roman qui suit, tout ce qu'il dit de la vie tient pour moi dans le seul redoublement de ce dernier mot :
cependant
Voilà ! C'est un peu de l'extrapolation vis à vis du texte initial mais je trouve ça pas mal et ça me permettra d'en reparler quand j'écrirai l'article sur Sarinagara.
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