Charles Baudelaire - De Profundis Clamavi (Plus différentes traductions anglaises en bonus)
Bon comme j'ai créé une catégorie poésie, que j'aimerais qu'elle ne soit pas quasiment vide et que je ne suis pas prêt de vous remontrer un de mes poèmes (surtout que la méchante Elodie a critiqué un truc que j'aime beaucoup faire dans mes poèmes :'( (Himitsu desu)), eh bien, j'ai décidé de vous montrer un (puis peut-être d'autres ensuite) poème que j'aime beaucoup. Peut-être mon préféré (c'est forcément mon préféré si on prend en compte des raisons autres que littéraires ou "je ne sais pas quoi" (enfin vous comprendrez plus tard pourquoi si vous lisez tout (peut-être))).
Alors c'est un poème de Baudelaire (c'est là que, bizarrement, sans raison apparente, je me dis, qui dit Baudelaire, dit libre de droit (enfin je crois...) et que du coup je réalise que ce poème je peux le diffuser comme je veux mais que, par contre, toutes les chansons ne sont, quant à elles, pas du tout libres de droit et que je n'ai sans doute pas le droit de les mettre ici ^^ Heureusement que j'ai gégé comme avocat (jte préviens gégé si je finis en prison, je ne te parle plus :p) D'ailleurs ça me fait penser aussi que je devrais ptet faire protéger mes oeuvres à la Sacem, parce que doué, comme je suis, on va sans doute essayer de me piquer tout (c'est que ça attire la convoitise un tel talent. Si, si !). Grrrrr... Enfin tant pis !) Pourquoi Baudelaire me direz vous ? Tout simplement parce que c'est sans conteste possible mon poète (et peut-être même mon écrivain de façon plus générale je suppose) préféré. Assez loin devant Arthur (Rimbaud) et très loin devant tous les autres (oui, oui, loin devant Apollinaire, William Blake, les surréalistes et tout le tralala (non le « tralala » nest pas un courant littéraire poétique, pas la peine de chercher sur google. Vous êtes bêtes parfois vous quand même :op)).
Ce poème est extrait des Fleurs du mal qui restera sans doute à jamais mon oeuvre préférée de Baudelaire (oui ce n'est pas très original que ce soit celle-là ma préférée mais je ne cherche pas à me montrer original mais simplement à être le plus authentique possible, donc c'est comme ça et puis c'est tout d'abord).
Ce poème s'appelle De Profundis Clamavi. Pourquoi celui-là ? Parce qu'il est magnifique principalement déjà (Bah oui, un peu de logique de temps en temps ne fait pas de mal ;p). Mais aussi parce qu'il a une "saveur" particulière à mes yeux. En effet, ce qui fait la différence c'est qu'il y a 4 ans ans environ, je l'avais mis en musique. Ça reste d'ailleurs le seul texte "non de moi" que j'ai mis en musique dans toute ma (courte) vie. Et ça... forcément... ça crée des liens (bon vous trouvez peut-être bizarre que je puisse parler de "création de liens" entre une personne (normale ?) et un texte mais bon laissez-moi tranquille et occupez-vous un peu de vous au lieu de m'embêter et de toujours tout critiquer. Bande de mécréants hypocrites ! Naméo ! Attention hein ?). Quoi qu'il en soit, j'aime beaucoup ce poème et j'espère que vous l'apprécierez (presque) tout autant. Je suppose que vous l'avez déjà lu. C'est obligé même ! Quoi ? Il y a des gens qui passent ici et qui n'ont jamais lu les fleurs du mal ? Ça va pas du tout tout ça ! Va falloir vous ressaisir les enfants !
Voici ce poème (oui, oui enfin !) :
Bon bah voilà ! N'hésitez pas niveau commentaires, je les attends. Par contre, pas la peine de remercier l'auteur parce qu'il est un tout petit peu mort. Euh... non ! Ce n'est pas un scoop en exclu pour mon blog. Ça fait un petit moment déjà vous savez... Faut sortir de chez vous de temps en temps quand même !
Maintenant, en bonus, je vais vous montrer des textes que j'ai trouvé sur www.fleursdumal.org en cherchant le poème du ptit Charlie. Bah oui je n'allais pas non plus tout réécrire moi-même (naméo !!!). Il s'agit de trois traductions du poème de Baudelaire. On peut ne pas aimer. Je sais que certains peuvent trouver totalement stupide l'idée de traduire un poème (ou une chanson, hein Elodie ?) [Surtout quand les gens sont français et qu'il s'agit de la traduction d'un texte français en langue anglaise...] et n'y voient vraiment aucun intérêt. Cependant, moi ça m'a sidéré... Rendez-vous compte de la difficulté quand même. Essayer déjà d'écrire un sonnet normal. Ça ne vous sera peut-être pas évident (et il n'y aura pas à en avoir honte). Certains diront "Mais là, ils avaient déjà toutes les idées vu qu'il ne s'agit QUE de traduction). Moi je répondrais alors "Bah oui ! Justement !". C'est quand même excessivement dur de traduire un poème le plus fidèlement possible tout en faisant rimer les vers (Bon apparemment ce ne sont plus des alexandrins (j'ai du mal à compter les pieds en anglais donc si quelqu'un veut me le confirmer, qu'il(elle) n'hésite pas, ce serait gentil)). Enfin, moi, personnellement, je dis "Respect !". C'est tout aussi dur que les défis que se fixait Georges Perec et moi, ça m'impressionne beaucoup ce genre de "jeux littéraires" quand c'est bien fait. Trève de blabla...
Voici ces trois poèmes :
J'attends vos impressions dans les commentaires encore (allez un ptit effort !)
Et un ptit dernier qui était lui aussi sur le même site. Je ne l'aime pas trop... Du moins ça m'impressionne beaucoup moins. Il n'y a plus aucune rime et donc forcément... Enfin je le mets quand même parce que ça peut plaire à certain(e)s et puis bon, ça ne fera pas de mal à notre culture et, pour ne rien gacher, ça ne coûte rien (sauf peut-être des droits d'auteur mais si quelqu'un n'est pas content que ce texte figure ici, je l'enlèverai sans rechigner...)
Voilà ! C'est fini ! Dites-moi ce que vous avez pensé de tout ça.
Alors c'est un poème de Baudelaire (c'est là que, bizarrement, sans raison apparente, je me dis, qui dit Baudelaire, dit libre de droit (enfin je crois...) et que du coup je réalise que ce poème je peux le diffuser comme je veux mais que, par contre, toutes les chansons ne sont, quant à elles, pas du tout libres de droit et que je n'ai sans doute pas le droit de les mettre ici ^^ Heureusement que j'ai gégé comme avocat (jte préviens gégé si je finis en prison, je ne te parle plus :p) D'ailleurs ça me fait penser aussi que je devrais ptet faire protéger mes oeuvres à la Sacem, parce que doué, comme je suis, on va sans doute essayer de me piquer tout (c'est que ça attire la convoitise un tel talent. Si, si !). Grrrrr... Enfin tant pis !) Pourquoi Baudelaire me direz vous ? Tout simplement parce que c'est sans conteste possible mon poète (et peut-être même mon écrivain de façon plus générale je suppose) préféré. Assez loin devant Arthur (Rimbaud) et très loin devant tous les autres (oui, oui, loin devant Apollinaire, William Blake, les surréalistes et tout le tralala (non le « tralala » nest pas un courant littéraire poétique, pas la peine de chercher sur google. Vous êtes bêtes parfois vous quand même :op)).
Ce poème est extrait des Fleurs du mal qui restera sans doute à jamais mon oeuvre préférée de Baudelaire (oui ce n'est pas très original que ce soit celle-là ma préférée mais je ne cherche pas à me montrer original mais simplement à être le plus authentique possible, donc c'est comme ça et puis c'est tout d'abord).
Ce poème s'appelle De Profundis Clamavi. Pourquoi celui-là ? Parce qu'il est magnifique principalement déjà (Bah oui, un peu de logique de temps en temps ne fait pas de mal ;p). Mais aussi parce qu'il a une "saveur" particulière à mes yeux. En effet, ce qui fait la différence c'est qu'il y a 4 ans ans environ, je l'avais mis en musique. Ça reste d'ailleurs le seul texte "non de moi" que j'ai mis en musique dans toute ma (courte) vie. Et ça... forcément... ça crée des liens (bon vous trouvez peut-être bizarre que je puisse parler de "création de liens" entre une personne (normale ?) et un texte mais bon laissez-moi tranquille et occupez-vous un peu de vous au lieu de m'embêter et de toujours tout critiquer. Bande de mécréants hypocrites ! Naméo ! Attention hein ?). Quoi qu'il en soit, j'aime beaucoup ce poème et j'espère que vous l'apprécierez (presque) tout autant. Je suppose que vous l'avez déjà lu. C'est obligé même ! Quoi ? Il y a des gens qui passent ici et qui n'ont jamais lu les fleurs du mal ? Ça va pas du tout tout ça ! Va falloir vous ressaisir les enfants !
Voici ce poème (oui, oui enfin !) :
De profundis clamavi
J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé.
C'est un univers morne à l'horizon plombé,
Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;
Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
C'est un pays plus nu que la terre polaire
Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !
Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
La froide cruauté de ce soleil de glace
Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;
Je jalouse le sort des plus vils animaux
Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide,
Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !
Charles Baudelaire
J'implore ta pitié, Toi, l'unique que j'aime,
Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé.
C'est un univers morne à l'horizon plombé,
Où nagent dans la nuit l'horreur et le blasphème ;
Un soleil sans chaleur plane au-dessus six mois,
Et les six autres mois la nuit couvre la terre ;
C'est un pays plus nu que la terre polaire
Ni bêtes, ni ruisseaux, ni verdure, ni bois !
Or il n'est pas d'horreur au monde qui surpasse
La froide cruauté de ce soleil de glace
Et cette immense nuit semblable au vieux Chaos ;
Je jalouse le sort des plus vils animaux
Qui peuvent se plonger dans un sommeil stupide,
Tant l'écheveau du temps lentement se dévide !
Charles Baudelaire
Bon bah voilà ! N'hésitez pas niveau commentaires, je les attends. Par contre, pas la peine de remercier l'auteur parce qu'il est un tout petit peu mort. Euh... non ! Ce n'est pas un scoop en exclu pour mon blog. Ça fait un petit moment déjà vous savez... Faut sortir de chez vous de temps en temps quand même !
Maintenant, en bonus, je vais vous montrer des textes que j'ai trouvé sur www.fleursdumal.org en cherchant le poème du ptit Charlie. Bah oui je n'allais pas non plus tout réécrire moi-même (naméo !!!). Il s'agit de trois traductions du poème de Baudelaire. On peut ne pas aimer. Je sais que certains peuvent trouver totalement stupide l'idée de traduire un poème (ou une chanson, hein Elodie ?) [Surtout quand les gens sont français et qu'il s'agit de la traduction d'un texte français en langue anglaise...] et n'y voient vraiment aucun intérêt. Cependant, moi ça m'a sidéré... Rendez-vous compte de la difficulté quand même. Essayer déjà d'écrire un sonnet normal. Ça ne vous sera peut-être pas évident (et il n'y aura pas à en avoir honte). Certains diront "Mais là, ils avaient déjà toutes les idées vu qu'il ne s'agit QUE de traduction). Moi je répondrais alors "Bah oui ! Justement !". C'est quand même excessivement dur de traduire un poème le plus fidèlement possible tout en faisant rimer les vers (Bon apparemment ce ne sont plus des alexandrins (j'ai du mal à compter les pieds en anglais donc si quelqu'un veut me le confirmer, qu'il(elle) n'hésite pas, ce serait gentil)). Enfin, moi, personnellement, je dis "Respect !". C'est tout aussi dur que les défis que se fixait Georges Perec et moi, ça m'impressionne beaucoup ce genre de "jeux littéraires" quand c'est bien fait. Trève de blabla...
Voici ces trois poèmes :
De Profundis Clamavi
Have pity, my one love and sole delight!
Down to a dark abyss my heart has sounded,
A mournful world, by grey horizons bounded,
Where blasphemy and horror swim by night.
For half the year a heatless sun gives light,
The other half the night obscures the earth.
The arctic regions never knew such dearth.
No woods, nor streams, nor creatures meet the sight.
No horror in the world could match in dread
The cruelty of that dire sun of frost,
And that huge night like primal chaos spread.
I envy creatures of the vilest kind
That they in stupid slumber can be lost
So slowly does the skein of time unwind!
Roy Campbell, Poems of Baudelaire (New York: Pantheon Books, 1952)
De Profundis Clamavi
I do implore thy pity, Thou whom alone I love,
Deep in this mournful vale wherein my heart is fallen.
It is a world completely sad, where the low sullen
Skies seem about to rain pure horror from above.
A fireless sun swims over six months of every year;
Six months of every year the earth is lost in shadow.
It is a bleaker land than any Arctic meadow:
Nor streams, nor flowers, nor fruits, nor birds, nor forests here!
Surely there is no evil imaginable to compare
With the cruelty of that cold sun in the cold air
And that enormous night, like the first chaos of things;
I envy the very animals, to whom slumber brings
Over and over the gift of being thoughtless and blind,
So slowly does the thread of these dark years unwind.
George Dillon, Flowers of Evil (NY: Harper and Brothers, 1936)
Out of the Depths
Sole Being I love, Your mercy I implore
Out of the bitter pit of my heart's night,
With leaden skyscapes on a dismal shore,
Peopled only by blasphemy and fright;
For six months frigid suns float overhead,
For six months more darkness and solitude.
No polar wastes are bleaker and more dead,
With never beast nor stream nor plant nor wood.
No horror in this world but is outdone
By the cold razor of this glacial sun
And this chaotic night's immensities.
I envy the most humble beast that ease
Which brings dull slumber to his brutish soul
So slowly does my skein of time unroll.
Jacques LeClercq, Flowers of Evil (Mt Vernon, NY: Peter Pauper Press, 1958)
Have pity, my one love and sole delight!
Down to a dark abyss my heart has sounded,
A mournful world, by grey horizons bounded,
Where blasphemy and horror swim by night.
For half the year a heatless sun gives light,
The other half the night obscures the earth.
The arctic regions never knew such dearth.
No woods, nor streams, nor creatures meet the sight.
No horror in the world could match in dread
The cruelty of that dire sun of frost,
And that huge night like primal chaos spread.
I envy creatures of the vilest kind
That they in stupid slumber can be lost
So slowly does the skein of time unwind!
Roy Campbell, Poems of Baudelaire (New York: Pantheon Books, 1952)
De Profundis Clamavi
I do implore thy pity, Thou whom alone I love,
Deep in this mournful vale wherein my heart is fallen.
It is a world completely sad, where the low sullen
Skies seem about to rain pure horror from above.
A fireless sun swims over six months of every year;
Six months of every year the earth is lost in shadow.
It is a bleaker land than any Arctic meadow:
Nor streams, nor flowers, nor fruits, nor birds, nor forests here!
Surely there is no evil imaginable to compare
With the cruelty of that cold sun in the cold air
And that enormous night, like the first chaos of things;
I envy the very animals, to whom slumber brings
Over and over the gift of being thoughtless and blind,
So slowly does the thread of these dark years unwind.
George Dillon, Flowers of Evil (NY: Harper and Brothers, 1936)
Out of the Depths
Sole Being I love, Your mercy I implore
Out of the bitter pit of my heart's night,
With leaden skyscapes on a dismal shore,
Peopled only by blasphemy and fright;
For six months frigid suns float overhead,
For six months more darkness and solitude.
No polar wastes are bleaker and more dead,
With never beast nor stream nor plant nor wood.
No horror in this world but is outdone
By the cold razor of this glacial sun
And this chaotic night's immensities.
I envy the most humble beast that ease
Which brings dull slumber to his brutish soul
So slowly does my skein of time unroll.
Jacques LeClercq, Flowers of Evil (Mt Vernon, NY: Peter Pauper Press, 1958)
J'attends vos impressions dans les commentaires encore (allez un ptit effort !)
Et un ptit dernier qui était lui aussi sur le même site. Je ne l'aime pas trop... Du moins ça m'impressionne beaucoup moins. Il n'y a plus aucune rime et donc forcément... Enfin je le mets quand même parce que ça peut plaire à certain(e)s et puis bon, ça ne fera pas de mal à notre culture et, pour ne rien gacher, ça ne coûte rien (sauf peut-être des droits d'auteur mais si quelqu'un n'est pas content que ce texte figure ici, je l'enlèverai sans rechigner...)
Out of the Depths
Have I CriedI beg pity of Thee, the only one I love,
From the depths of the dark pit where my heart has fallen,
It's a gloomy world with a leaden horizon,
Where through the night swim horror and blasphemy;
A frigid sun floats overhead six months,
And the other six months darkness covers the land;
It's a land more bleak than the polar wastes
Neither beasts, nor streams, nor verdure, nor woods!
But no horror in the world can surpass
The cold cruelty of that glacial sun
And this vast night which is like old Chaos;
I envy the lot of the lowest animals
Who are able to sink into a stupid sleep,
So slowly does the skein of time unwind!
William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)
Have I CriedI beg pity of Thee, the only one I love,
From the depths of the dark pit where my heart has fallen,
It's a gloomy world with a leaden horizon,
Where through the night swim horror and blasphemy;
A frigid sun floats overhead six months,
And the other six months darkness covers the land;
It's a land more bleak than the polar wastes
Neither beasts, nor streams, nor verdure, nor woods!
But no horror in the world can surpass
The cold cruelty of that glacial sun
And this vast night which is like old Chaos;
I envy the lot of the lowest animals
Who are able to sink into a stupid sleep,
So slowly does the skein of time unwind!
William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)
Voilà ! C'est fini ! Dites-moi ce que vous avez pensé de tout ça.
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