Arthur Rimbaud - Mystique [Poème en prose extrait des illuminations]

Publié le par Zoldickun

Vive la poésie ! Ça faisait longtemps et ça va changer un peu des paroles de chansons, même si quelque part les textes des chansons que je choisis ont souvent un vrai côté poétique. Enfin, là on passe à du Rimbaud quand même. Moi, ça se voit dans mes créations (et c'est ce qui limite mes créations car ça corse tout forcément), j'ai vraiment une affection particulière pour les sonnets, mais surtout pour la présence de rimes dans les poèmes et si possible d'alexandrins (ou du moins il faut éviter d'avoir des vers bancals ou dont la taille n'est pas régulière). Ce n'est pas pour autant que je n'aime pas lire de la poésie en prose. C'est assez bizarre d'ailleurs que je puisse penser que mes poèmes ne vaudront rien si je ne respecte pas ces petites choses alors que les deux poètes francophones que j'admire le plus (les deux seuls que j'admire sans doute même, j'en aime beaucoup d'autres mais j'admire vraiment peu de gens tous domaines confondus) sont Charles Baudelaire et Arthur Rimbaud, qui ont, ce n'est pas un scoop, tous deux, beaucoup écrit en prose (je parle bien sûr de poésie en prose toujours hein ^_^ parce que Baudelaire à écrit de tout et, autant il aurait pu tenter d'écrire des nouvelles en vers, autant pour ses critiques littéraires ça aurait été un peu idiot :p).

Bon... abrégeons... Tout est dans le titre de toute façon :p Je vous présente un poème que j'adore, je m'amusais à l'écrire un peu partout quand je m'ennuyais en cours de physique en Maths Spé et je le connaissais par coeur bien sûr :) C'est donc un poème en prose tiré des Illuminations qui est vraiment un recueil que j'aime beaucoup. Il ne vaut certes pas le Bateau ivre d'un point de vue "performance littéraire" (je parle en terme d'exercice de style bien sûr, je le redis c'est un truc qui m'impressionne beaucoup et c'est pour ça que pour moi Georges Perec est vraiment un virtuose) mais il y a vraiment de jolis textes dedans dont celui-ci.




Mystique


Sur la pente du talus les anges tournent leurs robes de laine dans les herbages d'acier et d'émeraude.Des prés de flammes bondissent jusqu'au sommet du mamelon. À gauche le terreau de l'arête est piétiné par tous les homicides et toutes les batailles, et tous les bruits désastreux filent leur courbe. Derrière l'arête de droite la ligne des orients, des progrès.Et tandis que la bande en haut du tableau est formée de la rumeur tournante et bondissante des conques des mers et des nuits humaines.La douceur fleurie des étoiles et du ciel et du reste descend en face du talus comme un panier, contre notre face, et fait l'abîme fleurant et bleu là-dessous.


Arthur Rimbaud



Bonne lecture ! Ça se trouve ça va vous rendre un peu nostalgique et vous donner envie de relire les Illuminations :) Et si vous ne connaissiez pas, bah il n'est jamais trop tard et il faut vous plonger dans le reste.


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Z
Salut Elisabeth<br /> <br /> Bah euh... je t'avouerai que je ne sais pas s'il y a une règle. Je pense que le mieux est de faire ce que tu trouves le plus joli à ton oreille.<br /> <br /> Et puis, dans un poème en vers on ne prononce pas forcément tous les e, c'est surtout une quesiton de longueur de pieds. Enfin, c'est comme ça que je vois les choses moi.<br /> <br /> Désolé de ne pas pouvoir te répondre plus précisément.<br /> <br /> À bientôt !
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E
Voilà j'ai un petit problème, est-ce que l'on doit prononcer les "e" muets dans un poème en prose comme dans un poème en vers ?
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Z
Merci beaucoup :)
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L
oui j'ai lu aussi j'ai lu seulement les tiens les autres, pr la plupart, je les connaisais... et je ne trouve pas que ça soit mauvais bien au contraire...
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Z
Ouais ! J'écris même de la mauvaise poésie loule :p (quoi que j'aime bien le poème écrit pour ma mère)
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