Lettre ouverte à ma mère : Désolé si tu pleures Maman, mais ce coup-ci les larmes ne seront pas les mêmes ^_^
Maman, tu te rapelles ce poème écrit dans la nuit ?
En fait, la journée avant cette nuit là, j'avais essayé d'écrire un truc, mais j'ai abandonné car les rimes ne venaient pas. À la fin de ce nouveau texte, que je suis en train d'écrire, j'aurais dit (sans rimes mais on s'en moque) ce que je voulais dire ce jour là.
Maman, je ne t'ai jamais fait part de mes aventures sentimentales.
La première fille que je t'ai présenté c'est Elodie et la première dont je t'ai même tout simplement parlé c'est cette même Elodie.
En fait, elle n'est pas la première à avoir participé à ma vie amoureuse. Je ne te parlerai sans doute jamais, car ça n'a plus d'intérêt, de ce qui a bien pu se passer avant, mais voilà...
Elle n'est même pas la première que j'ai cru aimé, en fait.
Par contre, Maman, je crois t'avoir dit que c'est la première femme (ou gamine si tu préfères :p) que j'ai aimé. Ce n'est pas totalement vrai finalement et le but de cet article est justement de le préciser.
Cependant, c'est la première à qui j'ai dit je t'aime. Ouais, pour moi, des mots si simples sont assez durs à dire et je n'ai jamais voulu les employer à la légère.
Elodie est donc la première à qui j'ai dit "je t'aime". Bizarrement, je lui ai dit très facilement la première fois. C'est sorti tout seul :) et après je lui ai dit des tonnes de fois, comme si c'était devenu une "phrase" banale.
Ça ne l'est pas devenu en fait, et je pensais vraiment ne pas redire "Je t'aime" à quelqu'un avant longtemps. Je me demandais même, si je le redirai un jour à quelqu'un d'autre qu'Elodie. Étant donné qu'elle n'aura sans doute jamais envie de revenir, je me disais même que je ne le redirai plus jamais du tout à quiconque.
Mais... il y a cette autre femme quand même à qui je vais le dire. Enfin, je ne sais pas si je lui dirai un jour, car ce n'est pas si facile que ça n'empêche. Je ne sais pas pourquoi j'ai du mal à dire ces mots. Peut-être que le dire pour la première fois à cette personne alors que je l'aime depuis si longtemps me paraitrait trop bizarre... J'espère que tu ne m'en voudras pas Maman.
Toutefois, je vais l'écrire ici. Il y a plein de voyeurs, mais on s'en fout, et parmi tous ces gens, tu en seras le témoin privilégié Maman, peut-être même plus...
Cette femme, dont je suis en train de te "parler", elle a toujours été là pour moi et, tu sais, je sais que je ne me trompe pas ce coup-ci en disant qu'elle le sera toujours.
Je sais, tu vas me dire que j'ai dit ça pour Elodie, et qu'au final, quand j'ai eu besoin d'elle, elle n'était plus là. Quelque part, je reconnais que c'était peut-être même la première fois où j'avais vraiment besoin d'elle et elle n'était pas là. Je le sais bien :p Pire que ça, non seulement elle n'était pas là pour apaiser ma souffrance, mais en plus, c'est elle qui me l'infligeait :/
Bref... ne parlons pas d'elle... Je ne lui en veux pas et elle le sait. C'est ma faute en plus et elle n'était peut-être pas assez forte, pas assez mûre, pas prête pour une relation que j'espérais totale. Passons...
Maman, crois-moi, il n'y aura pas ce problème avec cette femme là.
Déjà, parce que, contrairement à Elodie, elle a déjà fait plein de fois ses preuves, elle était d'ailleurs là quand ça n'allait pas après la rupture et même si elle avait mal pour moi à chaque fois que j'en parlais, elle souffrait en silence pour me rassurer et m'aider. Ce n'est pas la seule à m'avoir aidé ce coup-ci mais elle a pour elle le fait que c'était la seule, parmi ceux qui m'aidaient, qui en souffrait et ce n'était pas la première fois qu'elle m'aidait donc, puisqu'elle a toujours été là, aussi loin que je m'en souvienne.
En plus, ce n'est pas le même genre de relation dont il s'agit, mais c'est quand même tout aussi beau je pense.
Cette femme dont je parle Maman, cette femme qui aurait dû être la première à qui dire "je t'aime", cette femme qui sera la deuxième et ne souhaite sûrement pas être la dernière, cette femme c'est toi Maman.
Alors, tu ne m'entendras peut-être jamais le dire (je sais que c'est triste mais c'est comme ça malheureusement), mais sâche que je le penserai sans doute toujours. Dire quoi ? Penser quoi ? Ce qui suit...
Maman, je t'aime, je t'ai toujours aimé et, pour l'instant, ce n'est pas près de s'arrêter.
Merci de ne pas être avec moi que dans les moments de joie, merci d'être là pour moi tout le temps même si, parfois, comme ces derniers mois, ce n'est vraiment pas facile pour toi.
Bizarrement, j'ai recherché ça en Elodie, alors qu'elle n'était peut-être pas prête à me l'offrir et que je l'avais déjà en toi.
Bizarrement, j'ai parlé de connexion d'âmes entre moi et Elodie, mais celle qui ressentait ma souffrance sans que je ne dise rien, ce n'était pas celle que j'aurais cru.
C'est bizarre mais naturel... Non ?
Et ce n'est pas cruel de dire, que même si j'ai vu tout ça en toi, Maman, bah j'espère le retrouver en quelqu'un d'autre et, je ne sais pas si ça arrivera, je n'y crois plus trop d'ailleurs, mais si un jour j'ai l'impression de le retrouver, bah tu repasseras en numéro 2, Maman, alors que, si ça devait ne pas marcher de nouveau, ce serait encore toi qui te montrerai présente.
Je ne sais pas si c'est injuste mais ça doit faire bizarre de vivre ça en tant que mère.
Bref, je m'excuse de tout ce que je t'ai fait subir ces derniers temps et je ne te remercierai jamais assez.
Je t'aime vraiment très fort Maman :)
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