The Velvet Underground - The Velvet Underground (1969) [Critique Rock]
Ça fait quelque temps que je n'ai pas fait de nouvelles chroniques de disque. Je vous avais promis une critique de The Secret Migration, nouvel album de Mercury Rev sorti dans les bacs la semaine dernière mais elle n'avance pas. En attendant, je vais vous parler d'un album que vous devez absolument connaitre si vous êtes un tant soit peu amateur de rock.
En effet, aujourd'hui nous allons parler du troisième album d'un groupe phare (même si très peu reconnu à l'époque) de la fin des sixties : The Velvet Undeground.
En cette année 1969, The Velvet Underground à déjà sorti deux albums : un premier album, The Velvet Underground and Nico (1967) classé par de nombreux amateurs (dont moi) parmi les incontournables du rock, suivi la même année d'un deuxième, White Light/White Heat (1967), réalisé après le départ de Nico. Ce troisième album, répondant au simple nom de The Velvet Underground, est jugé par beaucoup comme étant le plus abordable du groupe et est quelque part un peu l'antithèse répondant à White Light/White Heat (beaucoup plus expérimental). La grande différence entre cet album et les deux précédents réside dans le départ de John Cale et la prise de pouvoir totale de Lou Reed. Le groupe, jusqu'à alors axé de façon équilibré sur ses deux grands rivaux géniaux est devenu la machine d'un seul homme et ça se ressent dans l'écoute de l'album. Lou Reed nous propose ici des chansons belles, des chansons mélodiquement simples, de jolies balades qui nous hypnotisent et nous font rêver. Cet album est vraiment rempli de chansons douces comme la tristissime Candy Says, la sublimissime Jesus, la surprenante After Hours, interprétée par une Maureen Tucker qui aurait dû chanter plus souvent :p, et bien entendu un Pale Blue Eyes mythique, qui est pour moi la plus jolie chanson jamais écrite par Lou Reed avec Perfect Day. Il y a également des chansons plus rocks bien sûr : What Goes On, Some Kinda Love, Beginning to see the Light construites de façon assez classique mais aussi I'm set free ou That's the story of my live, qui sont loin des expérimentations commencées dans The Velvet Underground and Nico et poussées (jusqu'à leur paroxysme ?) dans White Light/White Heat. La seule chanson dérogeant à cette règle (et oui, il en fallait bien au moins une) est la surréaliste The Murder Mystery, dans laquelle Lou Reed, prouve, si besoin en était que le côté expérimental et au combien caractéristique du Velvet Underground n'était pas le simple fait de John Cale.
The Velvet Underground - The Velvet Underground (1969)

1. Candy Says
2. What Goes On
3. Some Kinda Love
4. Pale Blue Eyes
5. Jesus
6. Beginning To See The Light
7. I'm Set Free
8. That's The Story Of My Life
9. The Murder Mystery
10. After Hours
En résumé, un très bon album, qui pourra tout autant plaire aux amateurs de pop tranquille qu'aux amateurs de rock un peu plus "dur" ou expérimental (mais qui le trouveront peut être un peu mou cependant). Le plus abordable des albums du Velvet Underground, donc, avec des chansons qui pourraient très bien passer sur des Radio FM pour grand public. Ce n'est pas mon album préféré du Velvet Underground (je préfère quand même l'album à la banane ^^) mais c'est un album que j'aime vraiment beaucoup. Ah oui... il y a de très jolis textes dans cet album. Je ne l'avais pas précisé car les textes sont de Lou Reed, donc qui dit Lou Reed dit bons textes normalement, mais je précise quand même pour les gens ne connaissant pas Lou Reed :)
[Édition du 13/03/06 : Je viens de publier la discographie du Velvet Underground, ce qui permettra aux intéressés d'en connaître davantage sur le groupe new-yorkais.]