The Doors - The Doors (1967) [Critique Rock]

Publié le par Zoldickun

Bon c'est seulement la deuxième "critique" d'album de ma vie que je fais et je voulais m'excuser dès le début. Je n'ai encore rien écrit mais j'ai trop peur là. The DOORS... Trop de pression. Un album comme ça, un groupe comme celui-là, ça mérite un article magnifique. Je ne vais jamais en être capable et encore moins capable de dire des choses originales. Enfin tant pis, je préfère le faire moi-même que copier coller ça de je sais pas où.

Alors nous sommes en 1967. Premier album d'un quatuor qui allait devenir très célèbre : John Densmore à la batterie, Robby Krieger à la guitare, Ray Manzarek au synthé (ou à l'orgue ^^) et... Jim Morrison au chant (et pour la composition des paroles ce qui est loin d'être négligeable ici). Aux commandes : Paul Rothchild (qui a une importance majeur dans cet album, notamment dans les limites qu'il a fixé à Robby Krieger et sans lesquelles cet album aurait très bien pu être tout à fait autre chose).
Nous sommes alors en pleine période hippie (et oui le "summer of love" (été 68) arrive doucement mais surement) et pour bien nous montrer ça les Doors signent dès leur début un album... pas du tout hippy. Un album plutôt sombre, triste, violent et angoissant. Un album lyrique et poétique.
Un premier album très... abouti. Un album tout simplement magnifique, à la fois novateur pour l'époque et toujours pas hors du temps 40 ans après, qu'on peut difficilement critiquer. Un album qui va rapidement devenir disque d'or (au bout de quelques mois seulement aux USA, tous les gens se pressant dans les salles pour aller voir le groupe en live (et surtout le Jeu de scène de Jim ainsi que les incessantes improvisations de Krieger et Manzarek, notamment sur Light my Fire, titre phare de l'album, du groupe et du rock...). Un album qui est l'un des tous meilleurs d'un groupe culte (si ce n'est LE meilleur).
Un album qui est sans conteste possible l'un des meilleurs de la grande histoire du rock. À la fois de part sa composition musicale bien entendu, très rock mais avec beaucoup d'influence venant du blues ou du jazz voire même de classique. Le tout joué par des musiciens plus que brillants, en particulier Ray Manzarek et sa virtuosité au clavier, ou Robby Krieger qui est sans doute, bien que souvent oublié, l'un des tous meilleurs guitaristes du rock. À noter en particulier les solos de Light my fire sur lesquels les deux musiciens s'en donnaient à coeur joie en laissant leur improvisation les guider sur scène.
Par dessus tout ça viennent alors se placer les textes de Monsieur Jim Morrison, le Roi lézard. Des textes incroyablement poétiques et vraiment superbement écrits dans lesquels il est tantôt question du complexe d'Oedipe (sur la sublissime chanson de fin The end), tantôt question de désir amoureux ou qui sont sinon prétextes à faire partager sa passion pour le poète anglais William Blake.


Pour résumer, un album très riche qu'on aimera forcément à vie dès la première écoute. L'ALBUM à posséder obligatoirement pour tous les amateurs de rock (et même pour les autres).

The Doors - The Doors

1. Break On Through
2. Soul Kitchen
3. The Crystal Ship
4. Twentieth Century Fox
5. Alabama Song (Whisky Bar)
6. Light My Fire
7. Back Door Man
8. I Looked At You
9. End Of The Night
10. Take It As It Comes
11. The End




Sortie en : Janvier 1967 chez Electra
Production : Paul Rothchild
Genre : Rock (Psychedelic rock)

P.S : Désolé, j'ai limite honte de ne pas être à la hauteur mais je ne voulais pas la supprimer cette chronique. Ceci est un article banal, pauvre... tout le contraire de ce premier album des Doors. Le meilleur, de toute façon, c'est encore de l'écouter par vous même. Vous NE POUVEZ PAS passer à côté !

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
Je suis tombé par hasard sur ce blog en faisant des recherches sur light my fire. je pensait trouver dans les commentaires de l'article un discours adulte et cohérent. la majeur partis de ceux ci sont soit infantile (ce qui est normal pour la population jeune) soit, et c'est là le pire, condescendant. A ceux qui critiquent les fautes d'orthographes et la jeunesse d'esprit: ON vous emmerde!!<br /> Laissez le temps à chacun de se faire sa propre culture.<br /> Pour ce qui est de l'oeuvre des doors, que vous trouviez ça médiocre ou prodigieux. Un avis éclairé dirait simplement que c'est une oeuvre indispensable à la compréhension de l'évolution de la musique. Aussi bien au niveau historico social qu'au niveau de l'avant gardisme esthétique.<br /> Pour finir je voudrais dire à ceux qui passe leur temps à critiquer, qu'ils feraient mieux d'écouter des disques avant de déblatérer je ne sais quelles conneries!!!<br /> Salutation à l'auteur de l'article pour sa volonté de partager sa passion.
Répondre
V
Ray Manzarek jouait une VOX Continental sur les 2 premiers albums et une GIBSON G101 par après. Il jouait la basse avec la main gauche sur un FENDER RHODES Piano Bass qu'il posait sur l'orgue. Il ne jouait jamais une Hammond (très rarement en studio, p. ex.: sur Wild Child)Beaux instruments, belles chansons, musique immortelle, groupe d'enfer. Alizée? Une paire de fesses, joiliement mis en scène...
Répondre
D
c'est qui tous ces nazes qui critiquent les Doors?Sirement pas des vrais fans ,en tous cas,c'est sur ,des gens qui n'ont rien compris à leur musique et qui  ne les connaissent pas vraiment
Répondre
J
bon je pense que si je me lançaois je pourrais parler des doors pendant des heures, mais je voudrais juste rajouter un petit élément manquant, tu semble oublier john densmore veritable virtuose a la batterie !!!<br /> désolée mais ce petit vide me genait ^^ je suis bien entendu d'accord avec tt ce que tu a marqué, cependant je ne considère pas cet album comme leur meilleur,
Répondre
Z
Bah j'en parle un peu de Densmore, non ? Et effectivement il frappait de façon très juste. Mais c'est vrai que je le considère moins comme un virtuose que Krieger par exemple.
X
Libre à vous d'aimer ou non les Doors. Je m'occupe d'un groupe de metal extrême et je ne peux pas dire que les Doors soient vraiment une référence pour nombre de "fans" de metal, mais nombreux sont ceux qui reconnaissent que peu de groupes peuvent s'enorgueillir d'une telle "oeuvre" en si peu de temps. (en plus des albums, des centaines de concerts, il ne faut pas oublier que Morrison a écrit des recueils de poésies, des scenarii, a fait qqs courts métrages et a réalisé une ebauche de film: HWY: An American Pastoral.)<br /> Puis je ne comprends pas comment on peut parler d'ouverture d'esprit et en même temps critiquer le fait que l'on s'enrichit de ses lectures, de ses écoutes, de ses rencontres... Morrison lisait Rimbaud, Artaud, Céline, Nieztche, Lautréamont et j'en passe, il côtoyait Ginsberg, Mc Clure, Varda, Demy... son oeuvre s'en ressent, mais en aucun cas il ne s’agit de plagiat ou de sous culture ou encore de manque d'éducation ! Quand Morrison dénonce le rapport spectateur/acteur tel qu'on peut le retrouver chez Artaud c'est pour mieux le faire voler en éclat lors des concerts...<br /> Bref, j'écoute toujours les Doors, je m'inspire encore de Morrison, cela ne m'empêche pas de m'émanciper -je ne dis pas que ce ne sont pas des références indépassables —, mais il faut reconnaître l'apport de ces Artistes !<br /> Ps: Merci au frere de Jean Pop II pour Bonniwell Music Machine, je vais chercher !
Répondre
Z
Disons que pour ma part j'ai connu beaucoup de gens qui sans forément être fan de la musique des Doors éprouvaient beaucoup de respect pour leur charisme et leur talent. Celui de Morrison surtout en fait, car beaucoup de gens ne connaissent justement des Doors que Morrison.En ce qui me concerne j'apprécie surtout Morrison pour le reste de son œuvre, ses écrits notamment, et donc quand je parle des Doors c'est toujours en pensant à Manzarek-Krieger-Densmore-Morrison comme une entité non divisible.Merci de ton commentaire xov :)